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archives semaine du 17 mars 2010
Le 2e plan Maladies rares lancé fin avril.
On attendait le deuxième plan national Maladies rares pour la journée du même nom, le 28 février. Il a pris du retard, mais Roselyne Bachelot a tenu à donner, à cette occasion, un avant-goût de la version définitive, qui devrait être disponible avant la fin du mois d’avril. Sachant qu’il s’agit d’un plan interministériel, associant les ministères de Xavier Darcos, Valérie Pécresse et Christian Estrosi.
Le premier plan a été un succès, se félicite la ministre de la Santé, avec la création de 131 centres de référence et de 501 centres de compétences, le soutien au portail d’information Orphanet et des « moyens importants » alloués à la recherche.
Le deuxième plan, dont la conception a été pilotée par le Pr Gil Tchernia, aura des visées très larges, puisqu’il prévoit, selon le ministère, de renforcer : le diagnostic, les soins et la prise en charge médicale et sociale des malades ; le recueil de données ; la recherche ; les médicaments spécifiques ; la prise en charge financière ; la formation, l’information et le soutien aux actions associatives ; la coopération européenne et internationale.
Plus précisément, pour consolider les acquis et corriger les défaillances, les structures existantes devraient être réunies en 20 à 30 filières d’expertise, plus facilement identifiables et permettant une mutualisation des moyens. Faciliter les démarches pour le remboursement des médicaments et des prestations, développer la formation et l’information sur ces maladies et aider la recherche, en stimulant le partenariat public-privé, pour le développement de médicaments adaptés, sont également au programme. › R. C.
Quotimed.com, le 01/03/2010
archives semaine du 16 février 2010
-Prêts aux malades (Le Parisien)
Prêts aux malades : l’Etat met les banques sous pression »
Le Parisien
Le Parisien revient sur la convention Aeras (s’assurer et emprunter avec un risque de santé aggravé), « arrivée à expiration fin décembre [et qui] doit être renégociée à partir de demain, sous l’œil attentif des pouvoirs publics ».
Le journal indique en effet que « depuis 2007, les assurances doivent examiner toutes les demandes d’emprunt des malades. Les tarifs étant trop souvent exorbitants, l’Etat entend imposer de nouvelles règles ».
Le quotidien rappelle que « l’enjeu est de taille : en juin 2009, 10,9% des demandes de prêts d’assurance émanaient de personnes présentant ce fameux «risque de santé aggravé». Soit 300 000 dossiers ».
Le Parisien constate que « du côté de la Fédération française des sociétés d’assurances, la convention actuelle est jugée satisfaisante […] Le hic est que, parmi ces dossiers, 45% faisaient l’objet d’une surprime ».
Le journal publie un entretien avec Christine Lagarde, ministre de l’Economie, qui « va exiger des banquiers et des assureurs qu’ils offrent de meilleures garanties aux malades qui souscrivent des crédits ».
La ministre déclare notamment que « la médecine progresse et pour certaines maladies les risques de rechute ou de décès ont nettement diminué ou sont réduits à zéro. Ca doit se voir dans les prix et les garanties qu’offrent les assurances ».
« L’objectif est aussi de tendre vers le zéro refus médical », ajoute Christine Lagarde.
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet
Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS
Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS)
ALD n° 31 - Maladie de Rendu-Osler ( guide d'octobre 2009 )
11/ald_31_pnds_rendu_osler__web.pdf
ALD n° 31 - Liste des actes et prestations sur la maladie de Rendu-Osler (44.47 Ko)
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-11/ald_31_lap_rendu-osler_web.pdf
Avis contrastés sur le rapport parlementaire sur la bioéthique
Avis contrastés sur le rapport parlementaire sur la bioéthique ( extrait > La Croix (Marianne Gomez) 22/01/10) :
Le rapport de la mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique, présenté mercredi 20 janvier 2010, n'a pas été adopté à l'unanimité, "certains députés, trouvant que les propositions allaient soit trop loin, soit à l'inverse, pas assez loin".
suite > http://www.genethique.org/revues/revues/2010/Janvier/22_01_10.html
voir aussi > Rapport de la mission parlementaire sur la bioéthique : des dérives inquiétantes
http://www.genethique.org/revues/revues/2010/Janvier/21_01_10.html
Des plaquettes artificielles
A la une du Quotidien du Médecin du 17/12/2009
Des plaquettes artificielles
Par rapport à un traitement classique, elles réduisent de moitié le temps de formation du caillot sur une plaie vasculaire. Les plaquettes artificielles, si les tests chez l'animal sont confirmés, pourraient être indiquées dans les hémorragies internes ou extériorisées. Une équipe américaine a réussi cette prouesse en fixant du polyéthylène glycol et des acides aminés sur des nanosphères. Les particules ainsi créées deviennent capables de se fixer sur les plaquettes activées présentes sur le lieu du saignement. Et de favoriser l'hémostase.
....
Ces plaquettes de synthèse répondent aux caractères attendus d’un agent hémostatique administré par voie intraveineuse. Elles sont faciles à utiliser, stables, efficace au plan hémostatique sans créer de thrombose pathologique. Elles se sont montrées non-immunogènes grâce à l’utilisation d’une petite séquence peptidique (RGD) plutôt que d’une protéine. Enfin, et surtout, toutes les molécules incluses dans ces plaquettes (PLGA, PEG, RGD) sont déjà utilisées dans d’autres dispositifs admis par la FDA.....
http://cmpmedica.neolane.net/r/?id=h1e4fddb,146c616,146c92b >>> lire la suite >>
archives semaine du 30 mai 2009
Les essais cliniques de médicaments à disposition du public sur Internet (extrait Quotimed)
Les essais cliniques de médicaments à disposition du public sur Internet
L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a annoncé vendredi lors d’une conférence qu’un répertoire des essais cliniques de médicaments autorisés en France sera publié sur son site, www.afssaps.fr.
Toute demande d’autorisation d’essai déposée après le 22 mai sera ainsi accessible en ligne et comprendra « un descriptif de l’essai clinique » et son état d’avancement, puis « le résumé des résultats de l’essai » une fois les recherches terminées, a indiqué Chantal Belorgey qui dirige le département de l’évaluation des essais cliniques de l’agence.
Soixante-quatorze pour cent des demandes proviennent de l’industrie pharmaceutique, mais le premier promoteur d’essais cliniques de médicaments est l’AP-HP, a-t-elle précisé lors de la conférence.
La « transparence » et l’« information du public » font partie des dispositions prévues par la loi du 9 août 2004 sur la santé publique.
› P. T.
Quotimed.com, le 10/04/2009
200 000 enfants sont nés par FIV en 30 ans ( extrait "génétiq.org news" )
Selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED), depuis la naissance en Grande-Bretagne, en 1978, de Louise Brown, premier bébé éprouvette au monde, 200 000 enfants ont été conçus en France par fécondation in vitro (FIV). Au total, "en 2003, une naissance française sur vingt a été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale". En France, en 2007, ce sont plus de 20 000 enfants qui sont issus d'une assistance médicale à la procréation (AMP) ; parmi eux 70% sont nés par FIV et 30% par insémination artificielle (IA). Par ailleurs, "en 2006, les FIV avec don ont conduit à la naissance de 304 enfants par don de spermatozoïdes, 106 enfants par don d'ovules et 10 enfants par accueil d'embryons" ; 86% des IA ont été réalisées avec le sperme du conjoint.
Au cours de ces 20 dernières années, la proportion de naissances par FIV est passée de 0,52% en 1988 à 1,74% en 2006. Cette année là, dans le monde, 200 000 enfants ont été conçus par FIV.
L'INED souligne toutefois que "les naissances FIV sont, par ailleurs, marquées par une fréquence élevée d'accouchements multiples - un sur cinq -, qui conduisent à un taux de prématurité et à des problèmes de santé plus élevés que dans le reste de la population". Ces problèmes existant "même en cas de naissance unique". L'étude rappelle aussi que seules 20 à 25% des tentatives de FIV aboutissent à la naissance d'un enfant ; ce taux chutant avec l'âge, tombant entre 2 et 3% lorsque la femme est âgée de 45 ans ou plus.
Cette étude paraît alors que le processus de la révision des lois de bioéthique est déjà enclenché ; y seront notamment abordées les questions de l'accès à l'AMP - actuellement réservé aux couples hétérosexuels stables et en âge de procréer -, des mères porteuses, de l'anonymat et la gratuité du don de gamètes...
© genethique.org
DPI : jusqu'où aller ?
Le Monde revient sur la naissance, le 9 janvier dernier, du premier bébé britannique sélectionné par diagnostic préimplantatoire (DPI) contre une prédisposition au cancer du sein. Afin que l'enfant ne soit pas porteur du gène BRCA1 qui accroîtrait de 50 à 80% les risques de cancer du sein sa mère a décidé de recourir au DPI (cf. Synthèse de presse du 29/12/09). Cette naissance provoque bien des polémiques.
Le DPI, initialement utilisé pour prévenir des maladies graves et incurables est étendu à d'autres critères. Le journal Le Monde remarque que "la question de son application à la recherche non plus d'une certitude génétique mais d'une prédisposition à certaines maladies est publiquement soulevée depuis 2006, lorsqu'elle a été utilisée aux Etats-Unis pour prévenir une prédisposition au cancer du colon" (cf. Synthèse de presse du 05/09/06).
En France, un groupe d'experts, présidé par le Pr. Dominique Stoppa-Lyonnet (Institut Curie, Paris), a conclu que les équipes de spécialistes étant déjà confrontées à ces questions, des mesures doivent être mises en place pour informer les équipes, encadrer ces pratiques mais qu'il n'est pas nécessaire de procéder à une modification des dispositions législatives en vigueur (cf. Synthèse de presse du 11/04/08).
Ce sujet devrait être néanmoins à l'ordre du jour des Etats généraux de bioéthique organisés cette année.
© genethique.org
archives semaine du 20 mars 2009
Diagnostic prénatal et risque eugéniste
( extrait : La Croix (Marie Boëton, Anne-Bénédicte Hoffner, Martine de Sauto, Nathalie Lacube) 18/03/09)
La Croix consacre aujourd'hui son ABC de la bioéthique au diagnostic prénatal (DPN) qui, s'il est susceptible d'améliorer la prise en charge médicale précoce de certains enfants, "a aussi alimenté le mythe de "l'enfant parfait" et débouché sur de nombreuses interruptions de grossesses", posant la question de la sélection de l'enfant à naître.
Concrètement le DPN recouvre plusieurs pratiques : toutes les femmes enceintes se voient proposer trois échographies ainsi qu'un test sanguin de dépistage de la trisomie 21 ; celles dont les grossesses sont dites "à risques", c'est-à-dire celles dont les premiers résultats indiquent un risque de trisomie ou de malformation, celles âgées de plus de 38 ans et celles issues d'une famille porteuse d'une maladie génétique ou chromosomique, peuvent ensuite faire une amniocentèse (prélèvement de liquide amniotique).
Cette dernière technique, qui entraîne une fausse-couche dans 1% des cas, pourrait bientôt être remplacée par l'analyse de l'ADN fœtal circulant dans le sang maternel. Pratiquée dès le premier trimestre, cette simple prise de sang élargirait "encore davantage et très précocement le champ du diagnostic prénatal".
Par ailleurs, la liste des pathologies diagnostiquées n'a de cesse de s'allonger de la trisomie à la mucoviscidose, en passant par le syndrome de l'X-fragile, l'hémophilie, la maladie de Huntington et même, depuis peu, "certaines formes héréditaires de cancers susceptibles de déboucher sur des décès précoces (la polypose adénomateuse ou le rétinoblastome)".
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Des difficultés de l’AMP
(extrait: Le Parisien (Laure Pelé) 12/03/09 )
Le Parisien a publié le témoignage de Florence Yanacopoulos à propos de l’assistance médicale à la procréation (AMP). A 33 ans, celle-ci décide d’arrêter la pilule pour avoir un enfant. Confiante – elle a déjà eu une grossesse avortée à 20 ans et son conjoint a déjà eu une petite fille – elle essaie pendant trois ans de concevoir un enfant. A 36 ans, elle se tourne vers l’AMP : "d’abord des cachets pour booster l’ovulation", puis des inséminations, huit au total, suivies de quatre fécondations in vitro (FIV). En vain.
"Il faut que les femmes sachent que la procréation médicalement assistée, c’est très éprouvant. Je me faisais des piqûres dans le ventre tous les soirs à la même heure, j’ai grossi, pris du ventre, vu mon corps évoluer comme si j’avais eu un enfant… J’ai changé de vie, arrêté le sport car je n’avais plus le temps… Je ne vivais plus que pour ça !", confie-t-elle.
© genethique.org
Un traitement révolutionnaire contre les hémangiomes : extrait : le Figaro
Le Figaro remarque que « des médecins français ont mis au point un traitement basé sur des bêtabloquants qui révolutionne la prise en charge des hémangiomes de l'enfant », ces « volumineuses poches vascularisées, couleur lie de vin, sur la peau le plus souvent, qui régressent en général en une petite dizaine d'années ».
Le journal se penche ainsi sur les travaux du Pr Alain Taïeb et de son équipe de l'hôpital pédiatrique de Bordeaux.
Le quotidien indique qu’un article de Pediatrics à paraître livre « le récit de l'expérience de ces médecins pratiquée auprès de 32 premiers malades (âgés de 4 mois en moyenne) ayant bénéficié de leur traitement ».
Le Figaro relève que dans cette publication, « les chercheurs français concluent que l'hémangiome disparaît en moyenne après 2 mois de traitement. La majorité des enfants ont bénéficié du médicament pendant 6 mois en moyenne ».
Le Pr Taïeb observe ainsi : « Notre expérience est très largement dupliquée partout dans le monde. […] L'efficacité est de 100 %. La dose de bêtabloquants prescrite par voie orale a été fixée de 2 à 3 milligrammes par kilo. Et nous avons très peu d'effets secondaires ».
Le spécialiste précise toutefois qu’« il faut être très prudent pour les enfants ayant un terrain allergique. L'autre risque des bêtabloquants, c'est l'hypoglycémie. Nous avons observé aussi trois rechutes à l'arrêt du traitement ».
Le Figaro souligne qu’« une vaste étude multicentrique vient d'être lancée en Europe et aux États-Unis pour confirmer ces données. Ce traitement est destiné aux formes graves. Actuellement, un bêtabloquant conditionné par voie locale est à l'étude pour les formes mineures d'hémangiome ».
Revue de presse rédigée par Laurent Frichet - TSAVO PRESSE
A propos du DPI dans les prédispositions au cancer du sein.
(extrait : Le Monde (Jean-Yves Nau) 21/02/09)
Le Monde consacre une interview à Dominique Stoppa-Lyonnet, directrice de l'unité oncogénétique de l'Institut Curie de Paris et auteur d'un rapport sur le diagnostic préimplantatoire et les formes héréditaires de cancer. Elle réagit notamment à la naissance à Londres d'une petite fille issue d'un diagnostic préimplantatoire (DPI) destiné à empêcher la naissance d'un enfant porteur d'un gène prédisposant au cancer du sein. (cf. Synthèse de presse du12/01/09).
Dominique Stoppa-Lyonnet ne se dit pas surprise de cette naissance estimant qu'il y en a déjà eu d'autres dans le monde. Elle précise qu'en France, le DPI ne peut être mis en œuvre que lorsqu'il s'agit de prévenir des maladies génétiques d'une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
Elle tient à rappeler que les interruptions "médicales" de grossesse (IMG) ne sont pas toujours pratiquées avec l'absolue certitude d'une pathologie grave affectant le fœtus. Ce sont aux Centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) d'attester de la gravité et de l'incurabilité de la situation et d'autoriser l'IMG ou le DPI. Il n'existe pas de listes des affections concernées pour prendre en compte la singularité de chaque situation familiale.
Pour elle, il ne faut pas remettre en cause les critères actuels de particulière gravité et d'incurabilité mais elle s'interroge sur la place qui pourrait être faite à la perception par les couples de la gravité de la situation.
Elle suppose que les demandes de DPI vont continuer à augmenter et s'inquiète que l'on ne prenne pas en compte les conséquences sur l'enfant ainsi que la situation des couples fertiles qui ont recours à la procréation médicalement assistée.
Interrogée sur le paradoxe qu'il peut y avoir à accepter le principe du DPI du cancer du sein alors qu'elle consacre sa vie professionnelle à lutter contre cette maladie, Dominique Stoppa-Lyonnet, s'en défend expliquant que les cancers du sein héréditaires sont une forme tout à fait différente des autres types de cancer...
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archives semaine du 21 janvier 2009
La science n'est ni bien ni mal, c'est l'usage qu'on en fait...A propos de la reproduction de l'espèce humaine : (extrait)
Un colloque européen sur les effets de l'environnement chimique sur la reproduction et le développement de l'enfant (cf. Synthèse de presse du 19/11/08 et du 25/11/08) s'est tenu hier à Paris. A cette occasion, les chercheurs ont dénoncé le rôle des produits chimiques sur la baisse du nombre des spermatozoïdes observée chez l'homme depuis vingt ans.
Mais, pour Martine Pérez, la menace sur la reproduction de l'espèce est d'un autre ordre. Elle serait liée à deux évolutions sociales concernant tous les pays industrialisés. D'une part, le fait que les couples décident de n'avoir que peu ou pas d'enfants et n'assument plus correctement le renouvellement des générations et, d'autre part, l'âge de la grossesse chez la femme qui est de plus en plus tardif.
Elle n'ignore pas pour autant ce problème environnemental, mais estime que pour l'instant la diminution du nombre de spermatozoïdes n'est pas associée à une augmentation de la stérilité masculine. Elle évoque d'autres causes pouvant expliquer cette baisse : l'exposition in utero des fœtus mâles à certains produits chimiques, le rôle du tabagisme maternel, l'exposition aux rayons ionisants d'origine médicale (radiologie), certains médicaments, l'obésité etc...
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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées . Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. Le Figaro (Martine Pérez) 26/11/08
Santé : ce qui attend les Français : ( extrait nouvel Observateur )
Le Nouvel Observateur publie un dossier sur « ce qui attend les Français en matière de santé ».
Le magazine s’interroge : « Va-t-on devoir payer plus pour se soigner moins ? Faut-il s'attendre à une augmentation des cotisations des mutuelles ? ».
L’hebdomadaire estime que « le plan de rigueur de Roselyne Bachelot risque de creuser davantage les inégalités et de détériorer un peu plus le système ».
Le Nouvel Observateur relève notamment que « selon la Cour des Comptes, les prescriptions de médicaments et de produits de santé ont grimpé de 5% alors qu'elles auraient dû baisser de 2,5%. Idem pour les honoraires des médecins. Ils n'auraient dû progresser que de 1,1%, ils ont bondi de 3,9% ».
Le magazine observe en outre que les dépassements d'honoraires « ont doublé en 20 ans », se penche sur la « liberté d'installation surveillée », ou encore note que « la restructuration des petits établissements se poursuit, provoquant l'inquiétude des élus locaux et de leurs concitoyens. Tandis que les grands CHU continuent de s'enfoncer dans le rouge ».
L’hebdomadaire aborde par ailleurs la « gynéco en danger », notant qu’« en juin 2008, 20 postes d'interne en gynécologie médicale étaient ouverts ».
« Alors qu'il en faudrait au moins 100 par an pour remplacer les gynécologues médicaux qui partent à la retraite ! », remarque Gisèle Jeanmaire, coprésidente du Comité de Défense de la Gynécologie médicale.
Le Nouvel Observateur se penche enfin sur ces médecins étrangers qui « pallient le manque de médecins en zone rurale ».
Le magazine s’intéresse à l’Association pour la Recherche et l'Installation de Médecins européens, qui « joue les chasseurs de têtes à l'Est pour le compte d'hôpitaux ou de communes. Elle recrute et installe radiologues, psychiatres, anesthésistes, généticiens, ophtalmos... ».
« Prix du «package» : 46 000 euros, déboursés par les demandeurs », ajoute l’hebdomadaire, qui précise que « le médecin ne sort quasiment rien de sa poche. Mais s'engage à rester 5 ans en France ».
« Ces méthodes froissent l'Ordre national des Médecins », remarque cependant le magazine.
Xavier Deau, président du Conseil de l'Ordre des Vosges, déclare ainsi : « Nous désapprouvons l'aspect mercantile ».
la suite >
A propos du téléthon 2008
Le Téléthon 2008 a recueilli 95 200 125€ de promesses de dons pour la recherche sur les maladies génétiques. En 2007, les promesses s'étaient élevées à 96,2 millions d'euros.
Vendredi dernier, le professeur Jacques Testart, directeur de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et spécialiste en biologie de la reproduction écrivait ainsi : "C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis [...] On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir.[...] Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme"
Il regrette que les partisans de la thérapie génique soient parvenus à imposer "une mystique du gène" jusque dans l'imaginaire de chacun. Enfin, dans le livre : "Le vélo, le mur et le citoyen", il explique : "depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes."
Jacques Testart rappelle que "cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées".
© genethique.org
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
La Croix 08/12/08 - Le Figaro 06/12/08 - Figaro Magazine 06/12/08 - plumedepresse.com (Olivier Bonnet) 05/12/08 - Le NouvelObs.com 06/12/08
archives semaine du 26 décembre 2008
Editorial :
Dans cette lettre je me limiterai au seul éditorial. De leurs origines à ce jour ces fêtes de fin d'année symbolisent l'espoir: espoir de joie, bonheur, santé et amour des proches !
Un article lu dans santé magazine de janvier prochain (voir extrait ci-après) m'incite à vous dire ce pourrait être à mon avis , l'espoir pour un RO.
- pour nous, ... le temps passe vite,
- pour nos enfants RO, espérons des progrès dans la prise en charge clinique,
- pour nos petits enfants à venir, on peut légitimement souhaiter qu'ils soient - à coup sûr - non RO.
Aujourd'hui c'est en principe possible grace à une AMP avec FIV associé au DPI :
- en Espagne, Belgique, Angleterre, pour l'essentiel,
- en France plus difficilement :
- techniquement la résussite n'est que de 20 à 30 % après transfert " in utero "
- seuls trois centres sont "autorisés" avec des délais assez long,
- les polémiques sont vives mettant en avant les risques ( quel RO se pose vraiment la question ? ) d'eugénisme,
- on se heurte à des arguments éthiques ou même religieux !
- le coût financier est mis en avant ( mais que coûte un RO durant toute sa vie ? ).
- seul un petit nombre de maladies ( graves et incurables) est pris en compte.
Mais tout évolue, même lentement. *A quoi bon jouer à l'autruche dans le bac à sable européen ? N'est - il pas préférable de dialoguer et controler ?
J'ai réagis à l'article précité de santé magazine du fait de la prise de position d'Annick Toutin concernant la maladie de huntington.
Annick Toutin est généticienne dans le centre de compétence de Tours , dépendant du centre référent labellisé Rendu Osler de LYON.
Il me semble donc que ce devrait être pour nous, un bon interlocuteur pour démarrer une réflexion quant à une AMP.
Le débat est ouvert, réagissez !
Les tests génétiques sont-ils fiables ?
Santé Magazine, janvier 2009
« Prévoir et prévenir les maladies : tel est l’enjeu de la médecine prédictive, qui repose sur l’imagerie médicale, sur les marqueurs biologiques et plus encore sur les tests génétiques. Plus de mille tests sont aujourd’hui disponibles », explique Santé Magazine. Avec ces tests , il est désormais possible de « mieux diagnostiquer une maladie associée à un gène ou de prévaloir son développement ».
En France, les tests génétiques sont « obligatoirement prescrits par un médecin. Fiables, jamais prédictifs à 100% et financés par les autorités sanitaires et les hôpitaux. Tous les patients peuvent donc bénéficier de cette technologie de pointe ».
Santé Magazine propose une sélection des tests ADN les plus courants comme par exemple ceux destinés à prédire « le risque de cancers du sein et de l’ovaire ; le risque de cancer colorectal familial ; le risque de thrombose veineuse » ou ceux capables de diagnostiquer « une mucoviscidose ; une hémochromatose génétique ; des maladies cardiaques héréditaires et la maladie de Huntington ». Concernant le test de diagnostic pour la maladie de Huntington (1), Annick Toutain (2), généticienne à l’hôpital de Tours, indique que l’on peut « le conseiller à un adulte issu d’une famille où une ou plusieurs personnes sont atteintes et présentant des troubles de l’équilibre et un changement de caractère ».
L’autorisation ou non des tests génétiques nourrit la controverse, certains estiment qu’il faut les interdire et d’autres comme le Pr Marc Gentilini, président de l’Académie nationale de médecine, pensent que ce serait « un véritable contresens scientifique ». C’est pourquoi leur « accessibilité doit être encadrée, contrôlée, en quelque sorte médicalement assistée, pour éviter toute dérive inacceptable du point de vue éthique », ajoute le Pr Gentilini.
(1) http://www.huntington-inforum.fr/actualites.htm : (3 naissances pour 10000 en France).
(2) réseau rendu osler : TOURS Chef d'Équipe : Pr.Pascal MAGRO CHU DE TOURS
Hôpital Bretonneau 2, Bd Tonnellé, 37044 TOURS Cedex
Secrétariat tel : 02.47.47.37.87
# Pneumologie : Pr.Pascal MAGRO
# ORL : Pr Sylvain MORINIERE
# Génétique : Dr Annick TOUTAIN
archives semaine du 07 décembre 2008
Une étude de législation comparée sur le DPI
Le Sénat vient du publier une étude de législation comparée sur le diagnostic préimplantatoire (DPI) dans neuf pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse. Rappelons que le DPI, pratiqué au cours d'un processus de fécondation in vitro (FIV), "entraîne une sélection des embryons" puisqu'il s'agit de dépister d'éventuelles anomalies chromosomiques ou génétiques et de n'implanter que les embryons qui en sont indemnes.Soulignons que, selon la législation en vigueur, l'utilisation du DPI est réservée à des affections dont l'apparition est certaine. Néanmoins, le 28 mars dernier, l'Agence de la biomédecine a approuvé l'extension du recours au DPI pour détecter des prédispositions à certaines formes de cancers (cf. Synthèse de presse du). Cette disposition a été prise à titre transitoire et ce jusqu'à la prochaine révision de la loi de bioéthique, prévue en 2009.Parmi les neufs pays étudiés, quatre interdisent le DPI :
- l'Allemagne : la loi fédérale du 13 décembre 1990 relative à la protection de l'embryon interdit de fait le DPI. La loi interdit en effet la fertilisation d'un ovocyte dans un but distinct de l'obtention d'une grossesse et l'utilisation d'un embryon dans un but autre que celui consistant à assurer la survie de ce-dernier.
- l'Autriche : la loi du 4 juin 1992 sur la médecine reproductive interdit de fait le DPI car elle interdit toute utilisation de gamètes dans un but autre que l'obtention d'une grossesse.
- l'Italie : la loi n°40 du 19 février 2004 sur la procréation médicalement assistée n'interdit pas explicitement le DPI, au contraire des directives du 21 juillet 2004. Selon le Sénat, de nouvelles directives publiées le 30 avril 2008 pourraient, tout en rappelant l'interdiction de tout DPI à visée eugénique, en permettre la réalisation.
- la Suisse : la loi fédérale du 18 décembre 1998 sur la procréation médicalement assistée proscrit le recours au DPI. Mais, le gouvernement fédéral est, depuis décembre 2005, chargé de la préparation d'un projet de loi définissant les conditions de mise en œuvre du DPI. Ce projet de loi devrait être soumis au Parlement en 2010.
Les cinq pays restants admettent le DPI et en élargissent peu à peu le champ d'application sans nécessairement en étendre l'utilisation aux prédispositions cancéreuses.
- En Belgique, la loi du 6 juillet 2007 relative à la procréation médicalement assistée et à la destination des embryons surnuméraires et des gamètes ne définit pas précisément le champ d'application du DPI mais en interdit deux utilisations possibles qui sont la sélection à visée eugénique et celle fondée exclusivement sur le sexe de l'enfant à naître.
- Au Danemark, la loi sur la fécondation artificielle autorise le DPI dans trois cas : lorsqu'il existe un "risque connu et important" que l'enfant soit affecté d'une maladie héréditaire grave ; si cet examen peut permettre de déceler une anomalie chromosomique importante sur l'embryon et s'il peut contribuer à traiter un enfant de la famille atteint d'une maladie mortelle et incurable (bébé médicament).
- En Espagne, la loi n°14 du 26 mai 2006 sur les techniques de reproduction médicalement assistée autorise le DPI pour la détection de maladies héréditaires graves qui apparaissent précocement et ne sont pas susceptibles d'être traitées après la naissance et pour les "autres anomalies" susceptibles de compromettre la viabilité de l'enfant.
- Aux Pays-Bas, la loi de 2002 sur l'embryon énonce les règles générales et le règlement de 2003 sur les examens génétiques définit le champ d'application du DPI. Selon ce règlement, le DPI peut être mis en œuvre pour détecter des affections héréditaires ou constitutionnelles. Les bébés médicaments sont interdits.
- Au Royaume-Uni, le DPI est légalisé par la loi du 1er novembre 1990 relative à la fécondation et à l'embryologie humaines. Cette pratique est encadrée par l'agence instituée par la loi et dotée de pouvoirs réglementaires (la Human Fecondation and Embryology Authority - HFEA). La loi de 1990 est actuellement en révision. Actuellement, la HFEA prévoit le recours au DPI lorsqu'il existe un "risque significatif" que l'embryon soit porteur d'une très grave pathologie transmissible par voie héréditaire et pour obtenir un "bébé médicament". La HFEA met régulièrement à jour la liste des pathologies pour la détection desquelles le DPI est autorisé ; celle de 2007 comprend une soixantaine de pathologies dont la mutation génétique BRCA 1 qui entraîne une forte prédisposition au cancer du sein. Le projet de loi actuellement à l'étude au Parlement prévoit notamment une troisième utilisation du DPI pour vérifier l'identité des donneurs de gamètes en cas de doute.
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
www.senat.fr octobre 2008 © genethique.org
Un nouveau test pour dépister toutes les maladies génétiques connues ? (extrait)
D'ici l'année prochaine, les futurs parents pourraient disposer d'un nouveau test génétique "universel" qui leur permettraient de sélectionner, via un processus de fécondation in vitro (FIV), leurs embryons exempts de toute maladie génétique connue ou de prédispositions à des cancers, au diabète, aux maladies cardiaques... Développé par le Bridge Center de Londres, le "genetic MoT" devrait coûter 1 500 £.
Techniquement, ce test devrait aussi permettre de sélectionner des embryons selon la couleur de leurs yeux ou encore sur des critères génétiques déterminant la taille et le poids. Une telle utilisation devrait néanmoins être interdite par la Haute autorité britannique sur la fertilisation et l'embryologie humaines (HFEA), à laquelle doit encore être soumis ce nouveau test.
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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
Vers un dépistage pré-implantatoire de plus en plus poussé ? (extrait)
Le Monde revient sur l'information du quotidien The Times du 24 octobre qui expliquait que des chercheurs britanniques avaient mis au point une technique permettant de déterminer de multiples caractéristiques de prédispositions à de nombreuses affections à partir de l'analyse d'une seule cellule embryonnaire (cf. Synthèse de presse du 24/10/08).
Cette perspective vient bouleverser les conditions dans lesquelles la sélection génétique embryonnaire avait jusqu'à présent été développée et autorisée.Rappelons que la technique du diagnostic pré-implantatoire (DPI) sur laquelle se fonde ce test a été mise au point à la fin des années 1980. Les spécialistes prélèvent une cellule sur un embryon constitué de huit cellules. Après analyse, ne sont implantés dans l'utérus maternel que les embryons indemnes de l'anomalie génétique recherchée. En France, le DPI a été mis en oeuvre il y a moins de 10 ans. Trois centres spécialisés en procréation médicalement assistée et en biologie de la reproduction sont autorisés à le mettre en œuvre. Cette technique peut aussi être appliquée en vue de la conception d'un bébé-médicament, c'est à dire d'un enfant indemne d'une maladie génétique recherchée et susceptible de soigner son frère ou sa sœur aînée malade.Depuis quelques temps, on s'interrogeait pour savoir si l'on pouvait élargir cette pratique à la recherche de la prédisposition à certains cancers. Une équipe française s'est déjà engagée dans cette voie, imitant ainsi la Belgique, l'Espagne ou la Grande-Bretagne. Or, la loi française dispose que le DPI ne peut concerner que des maladies "d'une particulière gravité" et "incurables au moment du diagnostic". Un consensus a donc été trouvé, une mission officielle estimant qu'aucune modification de la loi de bioéthique n'était nécessaire pour que cette pratique puisse être mise en œuvre dès lors qu'une série de précautions techniques seraient prises et que le couple concerné serait informé et associé à la décision.C'est dans ce cadre qu'intervient l'annonce des chercheurs britanniques. Ils veulent proposer des analyses de prédispositions beaucoup plus larges et assurent pouvoir identifier, dans le cadre du DPI, les caractéristiques génétiques tenues pour être associées à une prédisposition au diabète, à certaines affections cardiovasculaires ou neurodégénératives.
Cette technique se heurte cependant à un obstacle pratique : le nombre d'embryons pouvant être conçus par fécondation in vitro, en moyenne moins d'une dizaine par tentative. "Quand vous commencez à recherchez plus de deux ou trois caractères génétiques, vous n'avez aucune chance d'obtenir l'embryon correspondant", reconnaît le directeur scientifique du Bridge Centre, le centre qui a développé ce nouveau test.
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Le Monde (Jean-Yves Nau) 25/10/08
Noël avant l’heure ! La Communication sur les maladies rares a été adoptée par la Commission européenne ! (extrait)
Le 11 novembre dernier, la Commission européenne a adopté une communication et une proposition de recommandation du Conseil sur les maladies rares. Ces deux textes proposent aux Etats Membres des orientations claires afin d’améliorer l’accès et l’égalité en matière de prévention, de diagnostic et de traitement pour les citoyens européens qui souffrent de maladies rares.
La Communication propose de suivre une stratégie communautaire axée sur : une meilleure reconnaissance et visibilité des maladies rares, le soutien de plans d’action nationaux et le renforcement de la coopération, de la coordination et de la réglementation européenne dans le domaine.
lira la suite >>>
Des globules rouges à partir de cellules souches embryonnaires de souris
(extrait)
Une équipe japonaise a mis au point un protocole permettant d'obtenir des globules rouges O Rh- (universellement transfusables), à partir de cellules souches embryonnaires de souris. Ils ont mené leurs travaux sur des souris et leur méthode devra probablement être modifiée pour fonctionner avec des cellules humaines.
L'équipe a étudié le risque de cancer associé à la greffes de ces cellules dérivant des cellules souches embryonnaires. Aucune tumeur n'aurait été observée chez les souris traitées, dans les six mois suivant le transfert de cellules. Nakamura et son équipe devraient donc se lancer dans l'adaptation de leur méthode aux cellules souches embryonnaires humaines.
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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 09/06/08
Du "tout génétique" au rêve eugénique(extrait)
Dans Le Monde diplomatique, Jacques Testart, biologiste et directeur de recherche honoraire de l'Inserm, livre ses inquiétudes face au "tout génétique" qui menace nos sociétés contemporaines.
"Avec l'ambition d''optimiser" l'apport des personnes à une société qui ne se rêve que performante, on peut prévoir l'irruption d'analyses systématiques de l'ADN permettant de cumuler le fichage policier des personnes et la prédiction médico-sociales de leurs potentialités." Ainsi sait-on déjà évaluer les risques d'apparition de certaines maladies. Décelés chez l'adulte ou chez l'enfant, ces "facteurs de risques" peuvent par exemple justifier la modulation des primes d'assurance ou telle ou telle orientation scolaire. Mais, décelés chez l'embryon, via le dépistage préimplantatoire (DPI), "ils sanctionnent un droit à la vie d'autant plus fragile que beaucoup d'embryons sont disponibles quand seulement un ou deux enfants sont désirés".
Et, d'après Jacques Testart, c'est le peu d'embryons obtenus par fécondation in vitro - cinq environ - qui "empêche encore le DPI de répondre aux angoisses (ou aux désirs) des parents et aux "besoins" de la santé publique". "Dès que la production d'ovules par dizaines sera maîtrisée, le DPI pourra répondre au vieux rêve eugénique des "bonnes naissances" tout en se conformant aux nouveaux standards de la bioéthique (consentement éclairé, promesse médicale de santé, absence de violence aux personnes...)", avertit-il.
[NDLR : rappelons que la technique du DPI sélectionne les embryons "sains" pour les réimplanter dans l'utérus maternel. Les embryons porteurs de la maladie ou de la caractéristique génétique recherchée sont détruits. Le DPI ne soigne ni ne guérit personne : l'enfant conçu par DPI naît indemne d'une maladie qu'il n'a jamais eue.]
© genethique.org
Un nouveau candidat au DPI (extrait)
Un couple Britannique, ..., a donné naissance à un enfant "en bonne santé" après avoir fait un diagnostic pré-implantatoire (DPI). C'est la première fois que cette pratique est utilisée pour sélectionner un embryon non porteur du gène de la neurofibromatose. ...
Il y avait une chance sur deux que le bébé hérite du gène malade et une sur douze que l'enfant développe une forme sévère de la maladie. L'enfant aurait pu, tout comme son père, être peu atteint et n'avoir quasiment pas de répercussion sur sa vie quotidienne.
Josephine Quintavalle, du groupe "Comment on Reproductive Ethics" dénonce cette pratique : "Cette situation nécessitait-elle une intervention aussi grave ?"
Le couple a reçu une somme de 7 000 £ de la part du Health Service pour avoir fait ce DPI.
NDLR : rappelons que la technique du DPI sélectionne les embryons sains pour les réimplanter dans l'utérus maternel. Les embryons qui sont porteurs de la maladie ou qui n'ont pas la caractéristique recherchée sont détruits. Le DPI ne soigne ni ne guérit personne : l'enfant conçu par DPI naît indemne d'une maladie qu'il n'a jamais eue.
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archives semaine du 28 octobre 2008
SITE WEB ESPAGNOL: http://hht2009.com/ESP
La huitième Réunion internationale VRD / Reste du monde aura lieu à Santander (Espagne) du 27 au 31 Mai 2009 à l'Auditorium du Palais de la Magdalena (Adresse: péninsule de la Magdalena. Tel: 942-203084) (Santander est une ville d'Espagne, capitale de la Cantabrie ( communauté autonome uniprovince), port sur la mer cantabrique à environ 200 km de Bayonne). Une vocation touristique ou balnéaire centenaire a marqué les plages dans la banlieue du "Sardinero", la promenade maritime et la presqu'île La Magdalena et a bénéficié du tracé du chemin de St Jacques de Compostelle.
La vieille ville fut presque entièrement reconstruite en 1941 des suites d'un incendie.
archives semaine du 20 octobre 2008
Génétique :
Dans Le Figaro, Martine Perez se réjouit franchement de l'arrivée (encore incertaine, NDLR) de tests permettant le dépistage in utero de la trisomie 21 par une simple prise de sang (cf. article ci-dessous). "Excellente nouvelle", cette simplification du dépistage "évitera chaque année des centaines de fausses couches" (1% des amniocentèses se solde par une fausse couche) et "réduira le nombre d'enfants atteints de mongolisme".
La journaliste invite quand même le lecteur à réfléchir aux "éventuels effets pervers" de ce "progrès". "Demain, lorsque, avec une simple prise de sang maternel, il sera peut-être possible d'établir toute la cartographie génétique du bébé à venir, la tentation de faire naître l'enfant parfait sera plus forte que jamais", prévient-elle. Déjà, aux Etats-Unis, certaines cliniques proposent de recourir, dans le cadre d'une fécondation in vitro (FIV), au dépistage préimplantatoire (DPI) afin de sélectionner les embryons exempts des gènes du cancer du sein, du côlon ou de la maladie d'Alzheimer.
Martine Perez tempère toutefois ses propos en affirmant que si l'on diagnostique aujourd'hui 70% des malformations fœtales avant la naissance (contre 16% il y a 25 ans), le recours à l'avortement pour raison médicale n'aurait pas, selon elle, augmenté dans les mêmes proportions. Et puis, ajoute-t-elle "il est illusoire de croire que l'on pourra grâce à la génétique s'offrir un enfant parfait : l'expression des gènes de prédisposition aux cancers, au diabète, à Alzheimer, à l'alcoolisme... dépend pour une large part de l'environnement".Mais, "la tentation de l'eugénisme sur la base de critères génétiques - attisée par des firmes désireuses d'inonder le marché de tests de dépistage - ne doit pas être négligée, même s'il est clair qu'un individu est très loin de se résumer à son seul patrimoine génétique". Cette possibilité de "mieux" dépister les enfants trisomiques "pourrait contribuer à réduire un peu plus encore la tolérance de la société vis-à-vis des handicapés".
"Il y a des familles qui choisissent d'élever avec amour leurs enfants trisomiques. Il y a des éducateurs qui consacrent beaucoup d'énergie à la socialisation de ces personnes. Il y a des chercheurs qui œuvrent à la mise au point de traitements destinés à la trisomie. Il y a des associations qui se battent pour avoir plus de moyens à leur offrir. Malgré les avancées du dépistage, leur rôle dans la lutte contre l'eugénisme et pour la tolérance, quoiqu'en disent certains, reste exemplaire", conclut Martine Perez.
© genethique.org
« Le Figaro du 17/10/08 : Martine Perez.
La grippe c'est mieux quand on l'évite !
Dans un communiqué de presse intitulé La grippe, c'est mieux quand on l'évite, l'Assurance maladie précise qu'en 2008 les assurés qui se sont fait vacciner l'hiver dernier peuvent se faire délivrer directement leur vaccin par leur pharmacien et se faire vacciner par un(e) infirmier(ère), sans prescription médicale préalable.
Cette année en effet, pour les assurés de 16 ans et plus ayant bénéficié de la prise en charge l'hiver dernier, les pharmaciens peuvent délivrer directement le vaccin antigrippal sur simple présentation du bon de l'Assurance maladie.
Pour une certaine catégorie de patients (personnes de 65 ans et plus et personnes adultes atteintes de certaines pathologies) et lorsqu'il ne s'agit pas d'une primo-vaccination, les infirmier(ère)s peuvent réaliser la vaccination antigrippale sans prescription médicale préalable.
Pour les primo-vaccinants, la prescription médicale reste obligatoire.
Le vaccin antigrippal sera disponible en pharmacie dès le 10 octobre 2008.
Vidal n° 299
- consommation de thé et carence en fer :
information découverte sur le site Internet E-santé : le thé est susceptible d'entraver la bonne assimilation du fer par l'organisme, et plus particulièrement du fer non-hémique, apporté par les légumineuses, les céréales, les fruits et légumes ou encore le tofu. Les amateurs de ce breuvage ignorent souvent ce phénomène : les tanins du thé peuvent réduire à hauteur de 70 % l'absorption du fer, « les polyphénols se lient à l'élément fer, le rendant indisponible à l'absorption lors de la digestion ». Pour se prémunir contre ce mécanisme, il est conseillé de ne pas boire de thé à table et de toujours espacer sa consommation au minimum d'une heure avant ou après les repas, exception faite du petit-déjeuner où cette boisson comme le café est pour beaucoup irremplaçable. D'autres bonnes habitudes sont à prendre pour limiter les risques de carences en fer. On recommande d'accompagner les légumes, apportant du fer non-hémique, d'une petite portion de viande, poisson ou fruits de mer, source de fer hémique car cette dernière catégorie favorise l'absorption de la première. Des apports suffisants en vitamine C permettent également d'augmenter fortement le taux d'absorption du fer non-hémique. Enfin, E-santé conclut son article par un conseil très simple à appliquer, à condition toutefois d'aimer l'aliment riche en fer dont il est question : manger du boudin noir une fois tous les quinze jours serait une solution efficace pour lutter contre l'anémie.
E-santé, lundi 6 octobre, www.e-sante.fr
- Orphanet : réunion de lancement : > rare disease platform.
Le meeting de lancement de « RareDiseasePlatform, une plateforme européenne d’information intégrée sur les services pour les chercheurs dans le domaine des maladies rares et des médicaments orphelins », a eu lieu le vendredi 20 juin 2008 à la Plateforme Maladies Rares à l’Hôpital Broussais. Ce programme européen financé dans le cadre du FP7 réunissait quinze organisations partenaires et des professionnels venant de treize pays européens, sous la coordination de Ségolène Aymé, Directrice d’Orphanet/INSERM SC11. Il vient compléter les services développés par Orphanet.
L’objectif principal de ce programme est de créer un ensemble d’outils pour faciliter les collaborations entre les équipes académiques de recherche, les petites et moyennes entreprises et les grandes compagnies industrielles dans le domaine des maladies rares. Ces outils contribueront à aider les experts, les chercheurs et les industriels à s’identifier mutuellement et à travailler ensemble dans le but ultime d’accélérer la recherche sur les maladies rares et le développement industriel fournissant ainsi des outils de diagnostic et des médicaments aussi rapidement que possible.
archives semaine du 15 Oct. 08 :
-Gynécologie : le diagnostic préimplantatoire : (extraits Univadis)
. Le DPI a été utilisé avec succès pour diagnostiquer de nombreuses maladies génétiques comme par exemple la myopathie de Duchenne, la mucoviscidose, lhémophilie, la maladie de Huntington, certaines formes dépidermolyse bulleuse, lachondroplasie (nanisme), la maladie de Von Recklinghausen, la maladie de Tay Sachs... Cette liste daffections sallonge régulièrement au fil des progrès accomplis par les équipes de chercheurs concernés
en savoir plus > Le diagnostic pré-implantatoire
- quelle révision de la loi bioéthique ? ( extraits)
La Croix consacre un long article à la révision de la loi de bioéthique de 2004. Initialement prévue en 2009, elle ne devrait pas avoir lieu avant 2010. Les travaux préparatoires ont donc démarré et les états généraux de la bioéthique, qui associeront pour la première fois tous les Français à la réflexion sur ces questions complexes, devraient se tenir début 2009.
Excluant tout "dérapage incontrôlé" dans le calendrier (la précédente révision avait eu lieu avec cinq ans de retard), le ministère de la Santé a déjà saisi le Conseil d'Etat, l'Agence de la biomédecine et le Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Leurs rapports serviront de base aux états généraux.
Le Conseil d'Etat a été chargé d'une réflexion globale sur la loi. Il devra notamment répondre aux questions suivantes : les pratiques d'assistance à la procréation et de diagnostic prénatal respectent-elles la prohibition de l'eugénisme ? Peut-on admettre, dans certains cas exceptionnels, le recours aux mères porteuses ? Pourrait-on envisager d'indemniser le don d'organes ou d'ovocytes ? Doit-on continuer à subordonner la recherche en paternité à l'autorisation d'un juge ? Le régime encadrant les recherches sur l'embryon a-t-il atteint ses objectifs ? Faut-il instituer un statut du corps après la mort ? Quelle analyse juridique des propositions tendant à autoriser le clonage thérapeutique convient-il de faire ?
.. © genethique.org > La Croix : D.Quinio, M. Gomez : 30/05/08
- Gynécologie : le diagnostic préimplantatoire : (extraits Univadis)
. Le DPI a été utilisé avec succès pour diagnostiquer de nombreuses maladies génétiques comme par exemple la myopathie de Duchenne, la mucoviscidose, lhémophilie, la maladie de Huntington, certaines formes dépidermolyse bulleuse, lachondroplasie (nanisme), la maladie de Von Recklinghausen, la maladie de Tay Sachs... Cette liste daffections sallonge régulièrement au fil des progrès accomplis par les équipes de chercheurs concernés
en savoir plus > Le diagnostic pré-implantatoire
- Haute autorité de la santé. Méthode d'élaboration du protocole national de diagnostic et de soins et de la liste des actes et prestations par le centre de référence d'une maladie rare .
Selon le plan national maladies rares, les centres de référence constituent progressivement en lien avec la HAS, des protocoles nationaux de diagnostic et de soins (PNDS) relatif aux maladies rares les concernant.
La méthode délaboration de ces PNDS proposée par la HAS comporte trois phases successives que sont la recherche de lévidence scientifique, le consensus pluridisciplinaire et la concertation de tous les acteurs concernés, notamment les associations de patients (...) et lAssurance maladie.
Voir la méthode délaboration du protocole (doc. PDF) >
archives semaine du 03 Oct. 08 :
FIV :
une méthode pour trier les ambrions.
Des scientifiques australiens ont découvert une méthode permettant de trier des
embryons viables dans le cadre d'une fécondation in vitro.
Dans
le cadre d'une FIV, plusieurs embryons sont réimplantés dans l'utérus maternel
au stade du blastocyste (5 jours après la fécondation).
Les
chercheurs de l'Université de Monach ont mis au point une procédure permettant,
non seulement, de connaître quels blastocystes avaient le plus de chance de se
développer correctement, mais aussi d'identifier le procédé génétique qui leur
donne cette capacité. Leurs travaux ont été publiés dans le journal Human
Reproduction.
Pour
le Dr Gayle Jones, la possibilité de sélectionner l'embryon qui a le plus de
chance de se développer "va révolutionner la pratique des FIV, non seulement
en améliorant le taux de grossesse mais en éliminant aussi les grossesses
multiples et les complications qui s'y rattachent". > "
©
genetique.org ( extraits)
Le président américain légifère contre
toute discrimination génétique (extraits)
Le président américain,
George W. Bush, a promulgué, mercredi dernier, la loi interdisant toute
discrimination sur la base d'informations génétiques. Adoptée par le Congrès le
1er mai dernier, cette mesure précise que l’examen des caractéristiques
génétiques d’une personne ne doit être entrepris qu’à des fins médicales ou de
recherche, interdisant ainsi aux compagnies d’assurance et aux employeurs de
fonder leurs décisions sur des informations génétiques
(cf.
Synthèse de presse du 13/05/08).
Life News : 25/05/08
© genethique.org
une
nouvelle ordonnance sur le don de gamètes : (extraits)
L'ordonnance
(n°2008 - 480) du 22 mai 2008 relative au don de gamètes et à l'assistance
médicale à la procréation (AMP) vient de paraitre au Journal Officiel. Elle
transpose certaines dispositions de la directive du 31 mars 2004 (n°2004/23/CE)
relative à l'établissement des normes de qualité et de sécurité pour le don,
l'obtention, le contrôle, la transformation, la conservation, le stockage et la
distribution des tissus et cellules humains. Ce texte concerne uniquement les
gamètes et les tissus germinaux utilisés à des fins de reproduction.
Parmi les dispositions, notons les points suivants :
L'ordonnance rappelle qu'aucune rémunération à l'acte ne pourra être
perçue par les praticiens. Elle ouvre aussi la possibilité aux personnes dont la
fertilité peut être prématurément altérée, la possibilité de faire recueillir et
conserver ses gamètes ou ses tissus germinaux, en vue d'une AMP ou d'une
restauration ultérieure de sa fertilité. Elle confie à l'Agence de la
biomédecine l'autorisation des importations et des exportations de gamètes ou de
tissus germinaux issus du corps humain.
Lire en ligne l'ordonnance n°2008 - 480
Net
Iris : 27/05/05
©
genethique.org
France :
les résultats des « PMA » ne sont pas satisfaisants
Le gynécologue-obstétricien René Frydman a déclaré, lors d'une
conférence de presse à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart (AP-HP), que les
résultats en France en matière de procréation médicalement assistée (PMA) "ne
sont pas satisfaisants".
Il soumet deux hypothèses pour expliquer ces résultats. D'une part, le
choix de la population des femmes traitées, avec une demande "qui n'est pas
freinée" et donc qui n'est pas "optimum en terme d'âge". D'autre
part, "un problème de contrôle de qualité" avec des "disparités en
termes de matériels et de personnels" selon les différents centres.
Il appelle au développement de "pôles d'excellence" universitaires
reconnus
© genethique.org > le Monde .fr : 28/05/08
archives semaine du 25 juin 08 :
Protocoles ALD : dispense
prolongée jusqu'à fin 2009 (extrait quotimed.com).
Roselyne
Bachelot-Narquin vient d’accorder un nouveau sursis aux patients admis en
affection de longue durée (ALD) avant le 15 novembre 2005 pour signer un
nouveau protocole de soins, établi conjointement par leur médecin traitant
et le médecin conseil de leur caisse d’assurance-maladie.
A l’origine, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2006
avait fixé une période transitoire jusqu’au 1er juillet 2008 afin de
donner le temps à ces malades en ALD d’obtenir l’indispensable nouveau
protocole de soins servant à actualiser leurs droits et à maintenir, le
cas échéant, une prise en charge à 100% de leurs soins et traitements. « La
date d’expiration de ce régime transitoire est désormais repoussée au 31
décembre 2009 », a précisé le ministère de la Santé dans un
communiqué. Avenue Duquesne, on explique en effet que
«la montée en charge des nouveaux protocoles de soins pour
tous les patients en ALD est plus lente que prévue».
Résultat : l’échéance du
1er juillet prochain aurait pu avoir un effet couperet, a expliqué le
ministère, avec des «ruptures de droits inacceptables dans la prise en
charge des patients concernés».
Le
Groupe Galenica peut lancer sa nouvelle préparation à base de fer
Ferinject® en Europe
Ferinject® – une préparation de la nouvelle génération
Ferinject® (ferric carboxymaltose) est une préparation à base
de fer injectable par voie intraveineuse issue des propres travaux de
recherche et de développement de Vifor (International), filiale de
Galenica. Vifor (International) a une position de leader mondial grâce à
Venofer® et Maltofer®, ses préparations à base de
fer; avec Ferinject®, cette entreprise entend développer encore
sa position internationale dans le traitement de la carence en fer. En
2006, la préparation intraveineuse à base de fer Venofer® a
réalisé un chiffre d’affaires de CHF 148,1 mio. (+17,5%); Ferinject® détient un potentiel encore plus important.
Un traitement simple, efficace et bien toléré
L’un des principaux atouts de ce produit innovant est de permettre une
administration à plus haute dose et en un laps de temps court: 200 mg de
fer peuvent ainsi être injectés immédiatement en bolus, et jusqu’à
1’000 mg par perfusion en seulement 15 minutes. Il présente donc des
avantages considérables en termes de temps et sur le plan financier –
aussi bien pour les patients que pour le personnel médical. Nombreux sont
les patients qui peuvent ainsi recevoir la quantité de fer prévue dans le
traitement thérapeutique ambulatoire et en une fois alors qu’il faut
d’ordinaire plusieurs rendez-vous. Le temps de consultation est aussi
nettement réduit. Le traitement par Ferinject® est ainsi à la
fois simple et efficace, mais aussi bien toléré, car le médicament se
distingue par un bon profil de sécurité.
Galenica SA
Untermattweg 8, CH-3027 Berne
Tél. +41 58 852 81 11 Fax +41 58 852 81 12
info @ galenica.com
ALLIANCE-MALADIES RARE : L'ACTUALITE DES CENTRES DE REFERENCE
Parce que
les associations de malades attendent beaucoup des centres de référence,
parce que l'Alliance s'est engagée à être vigilante quant à l'application
du Plan maladies rares, le Conseil national a décidé de se donner les
moyens de pouvoir apprécier ce qui se vivait sur le terrain depuis la
labellisation d'un certain nombre de centres.
Contacts : Alliance Maladies Rares, 102 rue Didot - 75014 PARIS, Tél. :
01.56.53.53.40, Fax : 01.56.53.53.44
http://www.alliance-maladies-rares.org
Vos dossiers santé - Vie privée - Habitat - Banque et assurance
archives semaine du 12 juin 08 :
LES
CONSEQUENCES DES ARRETS DE LA COUR DE CASSATION / extrait >
Contact Génétique
La
Croix analyse les conséquences des trois arrêts rendus par la Cour de
cassation, le 6 février dernier, qui permettent l'inscription à
l'Etat civil de tout enfant mort-né, quel que soit son
développement. A l'évidence, cette décision pose de nombreuses
questions", écrit Dominique Quinio : "des plus pratiques
(doit-on accorder un congé de maternité ou de paternité pour un
enfant sans vie ?), jusqu'aux plus fondamentales (de tels arrêts
ne viennent-ils pas buter sur la loi autorisant l'avortement ?.
Pour
elle, la Cour veut contraindre le législateur à préciser la loi,
sans remettre en cause la loi sur l'avortement. Idem pour les
trois parents à l'origine de ces arrêts qui souhaitent simplement
"que soit reconnu leur amour pour un enfant né mort, leur
enfant". Mais, comment dès lors ne pas voir la contradiction
qu'il y a entre le fait que, au même stade, un fœtus peut être
considéré comme un enfant ou être légalement éliminé ? Même ceux
qui revendiquent l'avortement comme un "droit" absolu ne peuvent
pas ne pas voir cette contradiction. Si l'on considère que seul le
désir parental fonde la vie de l'enfant, faudrait-il en déduire
que "les enfants non désirés et néanmoins mis au monde - il en
est - n'auraient (...) pas d'existence" ?
La décision de la Cour de cassation autorisant tout fœtus
né sans vie à être déclaré à l'Etat civil permet de lui donner un
prénom, de l'inscrire sur le livret de famille, d'organiser des
funérailles et donne accès à certains droits sociaux.
en savoir + >
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
»La Croix : Dominique Duino,Anne-Bénédicte
Hoffner, Elodie Maurot, Christine Legrand, Mariane Gomez :
13/02/08 »
Belgique :
VERS LE « DON » D' OVOCITES REMUNERE ? extrait Contact Génétique.
La
Belgique est confrontée à un "manque" de donneuses d'ovocytes.
La clinique de la fertilité de Louvain, LIFE, veut recruter
des étudiantes et les inciter à faire don de leurs ovocytes,
moyennant 750 euros.
"Nous voulons
suivre l'exemple de l'Espagne qui recherche des donneuses
parmi les étudiantes",
explique Lieve Van Weddinge, qui travaille à la clinique LIFE,
associée à l'hôpital Heilig Hart de Louvain.
Certains centres de fertilité restent réservés sur
l'attitude de LIFE. Ils craignent en effet que les étudiantes
ne se manifestent uniquement pour la rémunération obtenue.
La faculté de médecine de la Katholieke Universiteit
Leuven (KUL) et l'hôpital universitaire de la KUL ont émis
mardi de "sérieuses réserves" sur cette campagne. Ils
soulignent que la décision de donner des ovocytes est une
décision volontaire et qui doit être bien pesée. Ils
rappellent qu'une telle décision ne peut être influencée par
des considérations financières et qu'un don d'ovocytes peut
avoir un impact sur la donneuse, aussi bien au niveau physique
que psychologique. (
www.lesoir.be
19/02/08 )
En savoir + >
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
L’
EMBRYON, LE FOETUS ET L ENFANT : extraits Contact Génétique.
L'Institut
du droit de la famille et du patrimoine et l'Académie de médecine
organisent trois conférences-débats sur le thème de l'assistance
médicale à la procréation (AMP). La première conférence de ce
cycle "L'embryon, le fœtus et l'enfant", a lieu aujourd'hui
sur le thème "l'embryon in vitro : qui ou quoi ?". A cette
occasion, le Pr Pierre Jouannet, professeur à l'université Paris
V, René Descartes, qui a dirigé le laboratoire de biologie de la
reproduction à l'hôpital Cochin, a accordé une interview au Quotidien du Médecin.
Pour
lui, l'AMP est une activité très encadrée par la loi de
bioéthique. Il rappelle que l'évènement majeur dans ce domaine a
été le recours à l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes
(ICSI) en 1992. Aujourd'hui la plupart des fécondations in
vitro font appel à cette technique. Selon l'Agence de la
biomédecine, près de 2,5% des enfants qui naissent en France
(chiffres de 2005) sont issus de l'AMP, soit environ 19 000
enfants.
Pour
le Pr Jouannet, il faut établir la responsabilité des pouvoirs
publics et celle des professionnels dans l'organisation de l'AMP.
Il dénonce le manque de politique ministérielle pour développer
l'AMP à l'hôpital public. Pour lui, il s'agit d'un problème
politique "le problème est moins éthique que politique.[...]
On passe son temps à débattre sur la loi de bioéthique, mais
lorsqu'il faut mettre en œuvre, on laisse les médecins se
débrouiller", explique-t-il.
Pour
lui, "le débat concernant la recherche sur l'embryon a été
complètement pollué par la question sur les cellules souches
embryonnaires". Il explique :"il y a 2 champs de recherche
: les recherches qui se font sur les cellules embryonnaires, où
l'embryon n'est que source de cellules ; et la recherche sur
l'embryon pour lui même". C'est cette recherche qu'il souhaite
mettre davantage en œuvre.
»Le
Quotidien du Médecin : stéphane Hasendahl : 17/03/08 »
En savoir + >
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
A PROPOS DE L ASSISTANCE MEDICALE A
LA PROCREATION (AMP ) extrait Contact
Génétique
Danielle
Moyse, docteur en philosophie et chercheur associée au Centre
d'étude des mouvements sociaux (CNRS - EHESS) revient sur les
raisons invoquées pour interdire la procréation médicalement
assistée (PMA) aux couples homosexuels et s'interroge pour savoir
si, au final, ces raisons ne doivent pas s'appliquer à toutes
formes de PMA.
Dans le cas des couples homosexuels, on pourrait arguer que le médecin n'a pas à intervenir, puisque l'impossibilité de procréer ne résulte pas de l'infertilité pathologique d'un des deux partenaires. Mais dans ce cas, les médecins pourraient se défausser de tous les cas de PMA où la stérilité n'est pas médicalement attestée. Il faudrait aussi remettre en question toutes les situations où la société fait jouer à la médecine un rôle qui n'est pas curatif, comme cela est le cas pour l'avortement, la détection prénatales des anomalies à des fins de sélection ou même, la contraception.
On pourrait aussi arguer que l'enfant pâtirait de la situation d'être apparemment issu de deux êtres du même sexe et de tout les problèmes de filiation que cela engendre. Or tout cela, ne fait que rejoindre le cas d'autres naissances produites par PMA. Des psychiatres ont d'ailleurs déjà mis en avant les risques psychologiques consubstantiels à la procréation non naturelle.*
L'une des particularités de la PMA est de faire d'une naissance le résultat d'un tri. Ces enfants nés par PMA peuvent s'interroger sur la légitimité d'une vie qu'ils doivent au fait que d'autres ont été empêchés de naître. Ils peuvent ressentir culpabilité et sentiment de toute puissance. "Ces enfants impossibles rendus réels par la magie de la science n'auront-ils pas une "identité conceptionnelle" de toute façon inédite ?" s'interroge Danielle Moyse.
La philosophe veut souligner que la PMA pour des couples homosexuels "n'est qu'une variante de la procréation hors sexualité et qui rejoint, à bien des titres, des difficultés inhérentes à cette dernière". Il est urgent, dit Danielle Moyse, de réfléchir à "l'artificialisation de la naissance".
*
Humeau C.,
Arnal F. La procréatique, Ed. Sauramps Médical, 2003
B. Bayle L'Enfant à naître, Ed. Eres, 2005
en savoir +>
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
LA BIOéTHIQUE VUE
PAR LES EXPERTS DE DEMAIN extraits Contacts Génétiques.
L'Académie de
médecine et l'Institut du droit de la famille et du patrimoine ont
réalisé une enquête auprès d'une centaine de jeunes doctorants en
droit, en biologie, en sciences humaines, en médecine ainsi
qu'auprès d'élèves sages-femmes, afin de connaître leur point de
vue sur les techniques de procréation. "Les experts de demain
expriment une opinion assez conservatrice en matière d'aide à la
procréation, même si une minorité manifeste une volonté
d'ouverture certaine, plus franche chez les jeunes juristes que
chez les futurs professionnels de santé", analyse Le Figaro.
Une partie des étudiants interrogés adhère aux indications actuelles de l'assistance médicale à la procréation (AMP), tout en étant très réservée quant à certaines évolutions, comme l'accès à l'AMP aux femmes homosexuelles (25% y sont favorables) ou aux femmes seules (1/6 n'y est pas opposé). 10% d'entre eux se déclarent opposés à toute AMP.
Une minorité des sondés considère l'embryon comme une personne. Néanmoins, seulement 30% ne s'oppose pas à la recherche sur l'embryon et la création d'embryons pour la recherche n'est pas plébiscitée.
Pour
la majorité d'entre eux, la pratique des mères porteuses,
interdite actuellement en France, est "une dérive mercantile de
la procréation". Une petite minorité seulement souhaite que
cette pratique soit autorisée, à condition d'être réservée à des
indications médicales bien définies.
En savoir + >
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
Le Figaro :
Martine Perez : 18/03/08
DE PLUS EN PLUS DE COUPLES ONT RECOURS
AUX FIV :
extraits Contact Génétique
Le
Figaro revient sur l'étude menée par Henri Leridon et Rémy Slama de
l'Inserm, sur le recours de plus en plus fréquent aux méthodes de
procréation médicalement assistée (PMA), lié au recul de l'âge de
la première maternité
(cf. Synthèse de presse du 25/04/08).
Alors qu'un couple sur cinq pourrait bientôt être concerné, rappelons que les fécondations assistées restent des techniques difficiles à supporter pour les femmes. Elles représentent par ailleurs un surcoût important pour la société et des risques de naissances d'enfants très prématurés. Ces résultats sont publiés dans la revue Human Reproduction d'avril.
Depuis une quinzaine d'années, les chercheurs constatent une détérioration de la fertilité masculine dans les pays industrialisés qui serait liée aux facteurs chimiques. Il pourrait en résulter une baisse de 15% de la fécondabilité des couples, c'est à dire la capacité mensuelle pour un homme de concevoir. Du côté des femmes, elles ont aujourd'hui leur premier enfant vers 28-29 ans alors que dans les années 1970, c'était autour de 24 ans.
En tenant compte de ce facteur de fécondabilité pour les hommes et d'un désir de grossesse retardé de 30 mois, voire de 69 mois (près de six ans) par rapport à une valeur initiale de 25,1 ans des filles en 1968, les chercheurs ont montré que "le nombre d'enfant par femme passerait de 2,00 à 1,92 si la fécondabilité diminuait de 15%, et il ne serait que de 1,77 si toutes les femmes reportaient leur première tentative de grossesse de 6 années. L'âge moyen à la maternité serait alors de 33 ans".
Par ailleurs, ces techniques de PMA perdent de leur efficacité dès 35 ans et, à 41 ans, il est recommandé en France d'arrêter les fécondations in vitro. Les chercheurs concluent : "avant 35 ans soyez patients, après 35 ans devenez impatients."
Le
professeur François Olivennes, expert en procréation médicalement
assistée, rappelle, dans un ouvrage intitulé "N'attendez pas
trop longtemps pour avoir un enfant", que le temps de la
fertilité réelle durant lequel la femme peut avoir des enfants est
plus court que la période durant laquelle la femme a des cycles
menstruels. "La fertilité est optimale jusqu'à 36 ans, puis
elle décroit progressivement jusqu'à la quarantaine pour chuter
dangereusement à partir de 40 ans...". Pour lui, "il faut
lancer des campagnes [...] rappelant que les femmes doivent
penser à faire des enfants avant 40 ans si elles en veulent".
»Le Figaro : Catherine Petitnicolas : 28/04/08 »
en savoir + >
http://www.genethique.org/revues/revues.asp
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archives semaine du 23 avril 08
LES LIMITES DE LA PROCREATI0N MEDICALEMENT
ASSISTEE :
Aujourd'hui
10 à 15% des couples en France ont des difficultés à concevoir un
enfant et consultent pour infertilité. C'est pourquoi lors de la
récente Journée nationale de la fertilité, une conférence a été
organisée sur les derniers développements de la médecine en
matière de reproduction.
La magie de la naissance conserve encore une bonne part
de mystère" a souligné le Pr René Frydman, qui se félicite que
des réponses ne soient pas systématiquement apportées à toutes les
questions scientifiques, techniques, médicales et éthiques.
Si l'isolement des cellules souches demeure impossible lors
de la création d'un embryon, René Frydman admet que "la culture
de cellules nerveuses, musculaires ou osseuses, utiles dans un
cadre thérapeutique, permet d'imaginer la création de gamètes.
Mais, il reconnaît qu'"au niveau de l'embryon
lui-même, on sait finalement bien peu de choses et on ignore
encore les raisons de tant de malformations chez l'humain,
entraînant 50% de fausses couches.
Rappelons que chaque année plus de 19 000 enfants
naissent suite aux techniques d'assistance médicale à la
procréation et 39% des ponctions réalisées aboutissent à des
naissances.
René Frydman souhaite une transparence "pour que les
couples ne se bercent pas d'illusions" et rappelle que "notre rôle est aussi d'expliquer aux couples qu'il existe des
solutions alternatives et que l'on peut devenir parents sans se
reproduire.
©
genethique.org
extrait de : Le Quotidien
du Médecin
(Laurence Mauduit) 21/04/08
TRAFIC D
ORGANES EN CHINE ET AU KOSOVO
Le
Quotidien du Médecin revient sur les "effroyables
soupçons" qui pèsent sur la Chine et le Kosovo en matière
de trafic d'organes. Outre le triste record du monde
d'exécutions pratiquées (470 en 2007), la Chine détient un
autre record : celui du trafic d'organes. Selon Amnesty
International, des spécialistes chinois de la
transplantation d'organes estiment que les organes des
victimes des exécutions ont représenté, en 2006, 99% des
transplantations. L'association dénonce ainsi le "commerce"
né de la marchandisation des soins de Santé chinois et craint
que ce "commerce", associé à la corruption, "ne
constituent un argument économique en faveur du maintien de la
peine de mort.
Quant au Kosovo, le quotidien rappelle que, selon
Carla Del Ponte, ex-procureur du Tribunal pénal international
pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), des leaders albanais du Kosovo,
dont l'actuel premier ministre Hashim Thaçi, seraient
impliqués dans un trafic d'organes prélevés sur des
prisonniers (cf.
Synthèse de presse du 15/04/08). En
1999, 300 prisonniers serbes et autres ressortissants slaves
auraient ainsi été déplacés en Albanie pour y être enfermés et
finalement tués après que leurs organes aient été prélevés.
Le TPIY n'aurait, de son côté, pas découvert de
preuves de l'existence de ce trafic d'organes.
©
genethique.org : extraits > Le Quotidien du
Médecin ( Christian Delahaye ) 17/04/08-La Croix )
EURORDIS /SOLIDARITE AVEC
LES PATIENTS ATTEINTS DE MALADIE RARE ( extraits)
ACTUALITES : Au-delà de RAPSODY : le combat d'EURORDIS
pour garantir l'accès des patients atteints de maladies rares à
des services spécialisés :
Lire la suite >
Les communautés de
malades en ligne d'Eurordis font leur chemin
Voici près de deux ans qu'Eurordis
a décidé de lancer sa première liste de diffusion. A ce jour 18
listes existent et plus de 600 patients et leurs familles
dialoguent et se soutiennent via Internet. ...Voir leur
fonctionnement. NB : Il existe une liste Rendu Osler. Lire la suite >
voir les listes >
Diagnostic prénatal - pratiques et enjeux
Aymé S. ; Seror V. ; Dommergues M. ; Janiaud P.
Coll. Questions en santé publique ,
© Éditions Inserm, Paris, 2003, 592 p
ISBN 2-85598-822-5
Orphanet :
Premières données régionales sur
l’assistance médicale à la procréation et la génétique humaine
archives semaine du 25 mars 08
Impôts et handicap (Handitec du 02/03/08)
Quels sont les
avantages accordés aux personnes handicapées?
sur le plan
fiscal voir le site >
http://www.finances.gouv.fr/recherche/lance_recherche.php?mot=personnes+handicap+impots
Un impact social des fécondations in vitro :
D'ici
une dizaine d'années, en Angleterre, 1 couple sur 3 pourrait
rencontrer des difficultés pour avoir un enfant, contre 1 sur 7
aujourd'hui. Cette augmentation pourrait en partie s'expliquer par
le nombre de plus en plus important de couples qui recourent à la
fécondation in vitro (FIV) et qui risquent ainsi de
transmettre leur problème de fertilité.
Actuellement, 1% des naissances résultent d'une fécondation in vitro ou d'une insémination artificielle et environ 11
000 enfants naissent chaque année après que leurs parents aient
suivi des "traitements" de fertilité. Pour une FIV, chaque cycle
coûte entre 4 000£ et 8 000£ et le taux de succès est de 30% pour
les femmes de moins de 35 ans…. / …..
Tourisme médical en République tchèque :
De
plus en plus de couples étrangers souffrant d'infertilité se
rendent en République tchèque pour avoir un enfant. Nous sommes
sincérement désolés pour cette gêne.enfant. La législation tchèque
est en effet très permissive : don de gamètes, double don
ovule/spermatozoïde, congélation de cellules ou transfert
immédiat, micro-injection (ICSI), dépistage préimplantatoire (DPI)...
sont autant de pratiques autorisées. Et, si la loi interdit aux
jeunes filles de vendre leurs ovocytes, elles sont indemnisées à
hauteur de 15 000 couronnes (soit 600 euros - l'équivalent d'un
salaire moyen) pour un tel don.
Qui plus est, les tarifs sont nettement inférieurs à ceux
pratiqués dans les autres pays. Face à une telle offre et pour
répondre à une demande grandissante, des sites américains
proposent désormais des formules "vacances procréation".
Médecin-chef de la clinique privée de reproduction assistée de
Zlin, Ladislav Pilka résume ainsi le succès du "tourisme médical"
dans son pays : "dans un bon nombre de pays voisins, le don
d'ovocyte est interdit. Ici, la législation le permet. Et puis,
dans les autres pays il y a un manque cruel de donneuses. (...)
Nous avons de plus en plus de patients, mais l'avantage ici c'est
que les délais d'attente sont beaucoup plus courts. Ailleurs, on
peut attendre plus d'un an, mais ici le délai peut être de
seulement un mois". "Notre but premier, c'est d'aider les couples
infertiles. Bien sûr, il faut qu'on gagne de l'argent pour payer
le personnel et le matériel, mais le but final c'est la médecine",
ajoute-t-il, comme une réponse à toute accusation de
mercantilisme...
© genethique.org
L'assistance médicale à la procréation AMP pose de nouvelles questions éthiques (extraits contacts génétiques du 28/02/08).
| Bilan
de l’Agence de la biomédecine L’Agence de la Biomédecine a présenté, le 29 janvier 2008, un bilan de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en France. En 2005, 19 026 enfants sont nés avec l’aide d’une AMP, ce qui représente 1 enfant sur 40. 1 293 d’entre eux ont été conçus avec un tiers donneur. Par ailleurs, fin 2005, on recensait 141 460 embryons congelés conçus in vitro pour 38 274 couples ; 58% d’entre eux faisaient l’objet d’un projet parental. Le taux de réussite d’une AMP, en termes de naissances, reste autour de 20% par tentative. Pénurie d’ovocytes et de sperme L’Agence de la Biomédecine est préoccupée par la "pénurie" en matière de don de gamètes qui entraîne parfois le déplacement de certains couples à l’étranger. Face à la pénurie, François Thépot, professeur d’embryologie et de cytogénétique et adjoint au directeur médical de l’agence, indique avoir autorisé le don d’ovocytes direct et non plus obligatoirement congelé. Une campagne d’information va être lancée au printemps pour le don d’ovocytes et à l’automne pour le don de spermatozoïdes. Elargir l’accès à l’AMP ? Les "médecins de l’infertilité" sont confrontés aujourd’hui à de nouvelles demandes provenant de situations sociales non prévues, dû au bouleversement de la famille traditionnelle, à "l’amélioration des techniques (…) qui ouvre le champ des possibles" et à "une appréhension différente de la place du patient qui, notamment depuis la loi du 4 mars 2002, a davantage son mot à dire", explique Nicolas Foureur, médecin du Centre d’éthique clinique à Paris…./ … Instaurer un agrément ? Sophie Marinopoulos, psychanalyste au CHU de Nantes, estime que "nous n’aurons pas le choix de nous opposer à un tel élargissement car il est déjà possible, au delà des frontières, pour qui le veut, d’obtenir une AMP". Elle propose donc d’instaurer une forme d’agrément, comme dans le cadre de l’adoption. Mondialisation de l’AMP Par ailleurs, dans de nombreux pays, les gamètes et toutes les techniques d’AMP se vendent librement, constituant un marché de l’enfant, désormais mondialisé. Les exemples foisonnent : aux Etats-Unis, on peut acheter du sperme (275 000 USD la dose), des ovocytes (de 2 500 à 50 000 USD, selon les critères morphologiques et raciaux de la "vendeuse") ; en Ukraine, une mère porteuse loue son utérus entre 25 000 et 45 000 USD… Ce marché est estimé à 3 milliards USD par an aux Etats-Unis, sans compter le reste du monde. Faut-il financer l’AMP ? Véronique Fournier, médecin et responsable du Centre d’études cliniques de Cochin, interviewée par le journal La Croix du 29 janvier 2008, interroge : "si on ouvre largement l’accès à l’AMP, cela signifiera-t-il que la société cautionne cette ouverture et qu’elle est prête à l’assumer financièrement ?". "La question est celle de savoir ce qu’il est " juste " de dépenser au plan éthique pour l’AMP, comparativement aux autres dépenses de santé." Sexualité et procréation Dès 1987, dans l’encyclique Donum Vitae, l’Eglise catholique s'inquiétait de la dissociation entre sexualité et procréation engendrée par l'AMP. "En substituant un acte technique à l'étreinte des corps, on pervertit la relation à l'enfant : celui-ci n'est plus un don mais un dû", explique Mgr Jean-Louis Bruguès, secrétaire de la Congrégation romaine pour l'éducation catholique…./… Perte de valeur de l’embryon L’Eglise enfin met en garde contre la perte de valeur de l’embryon, du fait de la réduction embryonnaire et de l’utilisation des embryons dits "surnuméraires". "Tout se passe comme si l’embryon qui n’est pas porté par un projet parental n’avait pas de valeur", …./…". |
archives semaine du 06 mars 08
Quand internet ne tient qu'à un fil ... électrique ! (
extrait d'Orphanews).
A l’ère
des progrès technologiques, Orphanet se trouve depuis presque deux
semaines dans une situation peu banale et plus qu’inattendue !
Les associations dont le site est hébergé par Orphanet auront été
les premières à le constater, Orphanet a du faire face à des
problèmes techniques qui ont entraîné l’inaccessibilité de leurs
sites pendant plusieurs jours. Ces difficultés n’étaient pas
dépendantes de nos services, mais d’une panne survenue sur des
équipements EDF en amont du bâtiment où se trouve, entre autres,
un de nos serveurs informatiques. Cette panne a eu pour
conséquence la mise hors service électrique de l'ensemble de
l'immeuble concerné et l’alimentation n’a pu être rétablie qu’au
bout de quelques jours, grâce à un groupe électrogène. EDF n’ayant
pu rétablir une situation normale rapidement, il est possible que
de nouvelles coupures aient lieu dans les prochains jours. Nous
nous excusons de cette malheureuse « mise sous silence » de vos
sites et des éventuels désagréments que cela pourrait occasionner.
Malheureusement, cet incident est également responsable d’un
retard fâcheux pour Orphanet : le lancement de son
nouveau site Internet,
initialement prévu le 29 février, la première journée européenne
des maladies rares, est reporté de plusieurs jours.
Le
Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance-maladie « prône une
prise en charge plus juste des arrêts maladie (extraits
Médiscope santé)
Les Echos notent que «
dans un avis [à paraître demain], le Haut Conseil pour l'avenir de
l'assurance-maladie propose d'améliorer le taux de remboursement
des arrêts de longue durée. Et évoque, prudemment, un transfert de
la prise en charge des arrêts courts sur les entreprises ».
Le journal remarque ainsi que l’organisme « s'attaque à un
système complexe et mal connu, qui représente pourtant des enjeux
financiers considérables ».
Les Echos indiquent que le Haut Conseil « met en lumière de
fortes inégalités de prise en charge, et fait une série de
propositions pour y remédier ».
Le quotidien relève entre autres que « l'avis propose de
supprimer l'exonération fiscale des indemnités journalières des
assurés en longue maladie ».
« Les économies générées «devraient être recyclées pour gager des
améliorations» de prise en charge : desserrement des conditions
d'activité requises pour les temps partiels, augmentation de
l'indemnité journalière minimale, amélioration de la pension
minimale d'invalidité... », poursuit le journal.
Les Echos notent que « le Haut Conseil a
eu beaucoup plus de mal à dégager un consensus sur le «basculement
de l'indemnisation des premières semaines d'arrêt maladie sur
l'employeur», ce qui est souvent le cas dans les pays voisins, où
la Sécurité sociale n'intervient que sur les arrêts longs. «On
pourrait en attendre un traitement plus pertinent de
l'absentéisme» (prévention...), souligne l'avis, l'employeur étant
plus directement intéressé au résultat.
mediscoop est un service de
www.sante.net
la biologie synthétique va t elle
révolutionner l'avenir ? (extrait contacts Génétiques)
Le nouveau site Internet RAPSODY est lancé !
(extraits news eurordis)
Le
projet de solidarité avec les personnes atteintes de maladies
rares (RAPSODY) et ses partenaires ont mis en ligne une liste des
services européens destinés à améliorer la vie des patients... le
tout sur un site web... qui apportera des infos sur les centres
d'appels, les programmes de récréation thérapeutique et les
centres d'accueil temporaires. Allez y faire un tour!
http://www.rapsodyonline.eu/
archives semaine du 14 février 08
| 3 - AMP ET PROBLEMATIQUES PSYCHIQUES (extraits) | ||||||
|
||||||
| 4 - EURORDIS IMPLIQUE LES MALADES DANS UN RESEAU DE REFERENCE EUROPEEN (extrait) |
| Un nouveau projet
visant a partager les connaissances relatives aux maladies
neuropédiatriques rares a été retenu pour financement par la
commission européenne.... Il facilitera le développement des
connaissances sur ces patologies. .... en savoir plus :
Lire la suite >
>
extraits eurordis. |
| 5 - LE GUIDE DE L ASSISTANCE MEDICALE A LA PROCREATION |
| L’agence
de la biomédecine publie ce nouveau guide réalisé avec la
participation des Biologistes des Laboratoires d’Etude de la
Fécondation et de la Conservation de l’œuf, de la Fédération des
centres d’Etude et de Conservation des Œufs et du Sperme humains,
du groupe d’Etude pour le Don d’Ovocytes, du groupe d’Etude de la
Fécondation in vitro en France, de la Société de Médecine de la
Reproduction et de l’association pauline adrien Il est destiné à être remis, lors de leur première consultation, aux couples qui s’engagent dans une démarche d’assistance médicale à la procréation. Télécharger le guide extraits news > Orphanet. |
Compte tenu de
l'actualité cette newsletter ne contiendra qu'un éditorial.
L'assemblée Générale 2008 ( 12/04/08 à Paris) de l'Association Amro France
regroupant les malades rendu osler est particulièrement importante pour la
survie de cette association car pratiquement tout le bureau étant
démissionnaire, il faudrait procéder à l'élection de plusieurs
administrateurs qui seront chargés de constituer un nouveau bureau avec
Président, etc ...
La particularité des maladies rares est d'être peut connues et de laisser
les malades isolés, d'où l'intérêt d'une association nationale les
regroupant pour :
- les informer,
- les sortir de leur isolement,
- les représenter auprès du gouvernement,
- dialoguer avec leur centre référent officiel ( loi 2004 ).
- etc.
Quelles que soient par ailleurs les insuffisances passées de cette
association, il faut qu'elle survive dans l'intérêt des malades actuels, et
surtout futur ! Le seul moyen pour cela est d'adhérer si ce n'est déjà
fait, participer et au minimum voter aux Assemblées Générales afin de donner
votre avis et vos propositions. En ce qui nous concerne sur la région Rhône
Alpes nous avons déjà élaboré un projet de nouvelles structures afin de
résoudre les difficultés actuelles et démultiplier l'efficacité de
l'Association. Pour les personnes intéressées, ce projet est disponible à
l'adresse suivante :
http://reynaud-evian.net/prive/newsletter/SplAGle8.htm
archives semaine du 25 janvier 2008
SOUTENEZ LE TEXTE DE LA COMMISSION EUROPEENNE SUR LES MALADIES RARES : répondez à la consultation publique.
Le
texte « Les maladies rares : un défi pour l’Europe » élaboré par
la Commission Européenne pour définir les grandes lignes d'une
politique de recherche et de santé publique en faveur des maladies
rares est actuellement ouvert à la
consultation publique jusqu'au 14 février. Chaque acteur concerné peut (et doit)
répondre pour exprimer son soutien à ce texte et éventuellement
demander des ajouts ou des modifications.
Bien entendu le gouvernement français élabore la réponse
officielle de la France, mais la réponse d'acteurs individuels ou
représentant de groupes, a également son importance. Toutes les
contributions seront publiées et prises en compte lors de
l'élaboration du texte final.
(> extrait nouvelles d'Orphanet).
DPI et mobilité des malades :
Le
diagnostique génétique préimplantatoire permet aux parents
susceptibles d'"avoir un enfant atteint d'une maladie rare
d'éviter l'épreuvre d'une interruption de grossesse en testant
l'embryon avant son implantation dans l'utérus. Cette technique
est cependant interdite dans certains pays européens, contraignant
de nombreux patients atteints de maladies rares à passer la
frontière. Un autre cas important de mobilité des malades en
Europe.
Lire la suite >
( extrait news "eurordis")
enfants sourds créés sur mesure ?
Selon le président du Royal National Institute for Deaf and Hard of
Hearing People, les personnes sourdes pourraient bientôt être
autorisées à sélectionner des embryons atteints de surdité.
D'après Jackie Ballard, député, une minorité de parents
sourds préféreraient avoir un enfant comme eux et pour elle, ces
couples devraient pouvoir avoir le choix, au nom notamment de
l'identité culturelle propre aux personnes sourdes.
Selon la loi en vigueur au Royaume-Uni, créer un bébé sur
mesure atteint d'une malformation est actuellement impossible.
Mais, le mois prochain, plusieurs associations devraient lancer
une campagne afin d'amender la loi pour autoriser les parents à
choisir des embryons atteints d'une anomalie génétique.
Pour Francis Murphy, président de la Bristish Deaf
Association (association britannique des personnes sourdes et
malentendantes), s'il est accordé aux parents en général de
sélectionner, selon leurs désirs, les embryons qui seront
réimplantés, il n'y a aucune raison que les personnes sourdes ne
disposent pas du même "droit".
La British Deaf Association a toutefois tenu à
souligner les dérives eugénistes que pourraient entraîner une
telle mesure... (©
genethique.org).
> Bio Edge 09/01/08 - Times on line
(Sarah-Kate
Templeton) 23/12/07
la montee en charge du web medecin (extrait de "mediscope")
C’est
ce que notent Les Echos.
Le journal rappelle que «
l’assurance-maladie a commencé de généraliser, l’été dernier, un
logiciel qui permet aux médecins de prendre connaissance des
soins, médicaments et examens qui ont été prescrits depuis 1 an à
leurs patients ».
Le quotidien relève que la Cnam
« recense déjà 17 000 praticiens
libéraux ayant accès à cet historique des remboursements. […]
Quelque 30 000 consultations ont été recensées en novembre ».
Les Echos ajoutent que «
les professionnels de santé adoptent rapidement les téléservices
mis à leur disposition : plus de 90 000 d’entre eux ont désormais
un compte administratif sur Internet auprès de la Cnam.
franchise medicale en pratique : publication de l assurance maladie (extrait)
Le Journal officiel du 30 décembre 2007 a publié le décret relatif
à l'application de la franchise médicale.
De son côté, l'Assurance maladie met à disposition sur son site un
document intitulé La franchise médicale en pratique, afin
d'expliquer ce qu'est la franchise médicale, à qui elle s'adresse
et comment doit se dérouler sa mise en place.
En savoir plus :
Décret du 26 décembre 2007, Journal officiel du 30
décembre 2007
La franchise médicale en pratique, Assurance maladie
(26 décembre 2007)
28/12/2007 - L'Officiel
du médicament / Remboursement
Source: Journal officiel (30 décembre 2007) - Assurance maladie
(26 décembre 2007)
archives semaine du 21 décembre 2007
génétiquement incorrect :vivre heureux avec une maladie génétique (1) (extraits de "contacts Génétiques")
Génétiquement
incorrect" fait suite à l’entretien qu’avait accordé Didier Sicard, président
du Comité consultatif national d’éthique, le 5 février dernier, au
quotidien Le Monde. Il y dénonçait la généralisation du
dépistage prénatal (DPN) et la sélection des embryons : "Je
suis profondément inquiet devant le caractère systématique des
dépistages, devant un système de pensée unique. (…) Le
dépistage réduit la personne à une caractéristique. C’est ainsi
que certains souhaitent que l’on dépiste systématiquement la
maladie de Marfan dont souffraient notamment le président Lincoln
et Mendelssohn. Aujourd’hui, Mozart, parce qu’il souffrait
probablement de la maladie de Gilles de la Tourette, Einstein et
son cerveau hypertrophié à gauche. (…) La vérité centrale
est que l’essentiel de l’activité de dépistage prénatal vise à la
suppression et non pas au traitement. Ainsi ce dépistage renvoie à
une perspective terrifiante : celle de l’éradication. Et ceci est
peut-être plus vrai en France que dans d’autres pays".
Quelques jours après, Nicolas Journet avait obtenu une tribune
dans le même quotidien, dans laquelle il s’insurgeait, en tant que
"premier concerné", contre le développement du DPN et son
application à "sa" maladie. De là est né son livre.
Diagnostic
prénatal et eugénisme
Nicolas Journet est en effet atteint du syndrome de Marfan et
cette maladie orpheline fait peser sur lui la menace permanente
d’une crise cardiaque. Dès l’adolescence, il découvre le manque de
prise en charge des maladies génétiques, et surtout le regard
froid et accusateur des médecins qui le considèrent comme un problème à
éliminer et culpabilisent ses parents : pour le corps médical, il n’aurait
pas dû naître. Pourtant, maladie génétique et bonheur ne sont pas
incompatibles ! A travers ce plaidoyer aussi dérangeant que
salutaire, il entend bien prouver qu’il a le droit d’exister,
d’être heureux et même d’avoir des enfants.
Une réforme du
Téléthon
Au nom du droit à la différence, N. Journet demande une réforme du
Téléthon qu’il accuse de "favoriser le développement d’une
politique eugéniste en France, en subventionnant les recherches
sur la sélection des embryons et le diagnostic prénatal". Il
demande que l’affectation des fonds du Téléthon soit contrôlée par
l’Etat, pour empêcher cette grave dérive de la santé publique en
France. "En 1935, Carel parlait de chambres à gaz ! En 2007,
pour éliminer les défectueux, on a le diagnostic prénatal,
beaucoup plus urbain. Et on a encore mieux. Il y a le diagnostic
préimplantatoire.
L’homme et
l’Animal"
A quoi bon mettre une majuscule au mot Homme si c’est pour finir
après des siècles de progrès scientifiques par le sélectionner
comme un animal ? Nicolas Journet s’étonne de voir combien les
animaux sont souvent plus choyés que nous autres humains : "Je
suis dans la même situation que le tigre blanc du Bengale, un
autre mutant naturel. Il est atteint d’une maladie récessive, le
leucistisme, qui donne à son pelage cette couleur particulière.
Mais lui, il est accueilli dans les parcs zoologiques du monde
entier. Les animaux, eux, ont droit à la différence. Leur
particularité justifie une protection rapprochée. (…) D’un
côté, la tare génétique d’un animal constitue un élément vital de
la diversité biologique de notre planète. Dans le même temps,
toute anomalie génétique chez l’homme doit être férocement
combattue". En savoir plus >
www.genethique.org
(1) Génétiquement incorrect, Nicolas Journet, Ed. Danger Public, nov. 2007
dpi de l'hypercholestérolémie
Le
Dr. Paul Serhal de l'université du Collège de Londres devrait
obtenir cette semaine, de la part de la Haute autorité britannique
en fertilisation et embryologie humaines (HFEA), l'autorisation de
faire du dépistage pré-implatatoire pour sélectionner des embryons
non porteurs du gène responsable de l'hypercholestérolémie.
La demande provient
d'un couple britannique, déjà parent de deux enfants dont l'un est
atteint de la maladie. Dans sa forme sévère, cette maladie
entraîne des taux très importants de cholestérol vers l'âge de 5
ans, taux qui peuvent entraîner la mort. Cela arrive, si l'enfant
reçoit les gènes malades de la part de ses deux parents. S'il ne
reçoit le gène défectueux que de la part d'un de ses parents,
l'hypercholestérolémie est facilement contrôlable avec des
médicaments et un régime approprié.
Selon le London Times, le Dr Serhal devrait obtenir
la permission de dépister les embryons atteints des deux formes de
la maladie.
Chaque article présenté dans
Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées . Les opinions
exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. (BioEdge
19/12/07 - Bio News (Jess Buxton) 17/12/07).
archives semaine du 12 décembre 2007
Solidaire avec les avortement illégaux (extraits
> contact Génétique )
Des associations françaises de
planning familial et de défense du "droit" à l'avortement ont
exprimé leur "solidarité" avec les cliniques de Barcelone
soupçonnées de pratiquer des avortements illégaux.
Rappelons qu'en Espagne, l'avortement est interdit, sauf en cas de
viol, malformation de l'enfant ou danger pour la vie de la mère.
Le code pénal punit l'avortement illégal d'un à trois ans de
prison et d'une interdiction d'exercer.
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées ci-après. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction. "Le quotidien du médecin du 04/12/07"
assemblée nationale : audition sur la loi de bio éthique
L'Office
parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et
technologiques (Opecst), organisait hier, jeudi 29 novembre, à
l'Assemblée nationale, une journée d'auditions sur "Sciences du
vivant et société : la loi de bioéthique de demain". Animée
par Alain Claeys, député de la Vienne et Jean-Sébastien Vialatte,
député du Var, cette journée préparait la révision des lois de
bioéthique de 2004, prévue en 2009.
Deux
idées ont émergé au cours de cette journée :
- établir une loi cadre fixant les grands principes régissant
toutes les questions de bioéthique et instituer des agences
indépendantes dont le rôle serait de décider ensuite de délivrer
ou non les autorisations. Ces agences auraient un rôle
jurisprudentiel concernant les nouvelles pratiques biomédicales.
Cette idée était défendue notamment par Jean-Claude Ameisen,
directeur du comité d'éthique de l'Inserm, Alain Claeys et Axel
Kahn, directeur de l'Institut Cochin.
- continuer la recherche sur l'embryon et gommer la référence dans
la loi au "bénéfice thérapeutique", aujourd'hui préalable
nécessaire - au moins théoriquement - à toute autorisation de
recherche sur les cellules souches embryonnaires. La loi de 2004
posait en effet comme principe l'interdiction de la recherche sur
l’embryon tout en autorisant la recherche sur les embryons dits
"surnuméraires", ... >>> suite >>>
http://www.genethique.org/revues/revues/2007/novembre/20071130.1.asp
recrutement trop lent pour un essai clinique dans la maladie de
rendu osler
La
maladie de Rendu-Osler se traduit par une dilatation permanente de
petits vaisseaux de la peau et des muqueuses. Elle peut également
se révéler par une anémie et par des fistules artério-veineuses
surtout hépatiques, pulmonaires ou au niveau du système nerveux
central. Mais une des manifestations les plus gênantes sont les
saignements de nez répétés. Dans le but de les diminuer, un
traitement médical, l’Exacyl® (Acide tranéxamique), fait
actuellement l’objet d’un essai clinique randomisé, nommé ATERO
pour Acide Tranexamique sur les Épistaxis de
la maladie de Rendu Osler. Pris quotidiennement par
voie orale, l’Exacyl® doit être étudié pendant plusieurs semaines
chez 300 patients. Tous recevront le médicament et un placebo sur
deux périodes différentes. Prévue sur une durée de 30 mois,
l’étude a commencé en septembre 2006 et compte aujourd’hui 69
participants. Seulement, pour que l’étude puisse être menée à
terme, 110 patients auraient déjà du la rejoindre à ce stade. A
quoi est dû ce faible recrutement ? Comme souvent pour les
maladies rares, l’explication tient dans les chiffres : cette
maladie touche moins de 10 000 personnes en France. C’est
pourquoi, les professionnels du réseau ATERO invitent de nouveau
les patients désirant bénéficier de cette étude à prendre contact
avec les médecins participant au projet. Si vous désirez plus
d’informations sur l’étude ATERO, vous pouvez consulter
ce document
Pour toutes informations pratiques, contactez le
Pr. Henri Plauchu
ou appelez le 04 72 41 32 94
Pour en savoir
plus sur "Rendu-Osler,
maladie de"
centres d'expertise et réseaux de référence européens
Dans
le cadre du projet de solidarité avec les personnes atteintes
d'une maladie rare ( RAPSODY )
un atelier sur
les centres d’expertise et les réseaux de référence européens a
été organisé par Eurordis à Prague les 12 et 13 juillet derniers.
Cette rencontre qui a réuni 80 malades, représentants d’Autorités
de santé, Professionnels et décisionnaires européens, a été
marquée par la présentation des recommandations générales sur les
centres d’expertise formulées lors de 11 ateliers nationaux.
archives semaine du 06 décembre 2007
ALD : la grande offensive (extraits : Le Quotidien du
Médecin )Plans
de rigueur pour les affections de longue durée
Jugé coûteux, pas assez efficace en termes de qualité des soins et
inéquitable financièrement, le régime ALD fait l’objet d’une lente
démolition depuis la réforme de 2004. Les récentes propositions
de la Haute Autorité de Santé pour réviser les critères d’admission
inquiètent plusieurs associations de patients.
ENJEU MÉDICO-ÉCONOMIQUE majeur, les affections de
longue durée (ALD) sont de plus en plus dans le collimateur depuis la
réforme de l'assurance-maladie de 2004. Au fil des trois dernières années,
les caisses se sont efforcées de resserrer le cadre du régime ALD :
admission après signature d'un protocole de soins tripartite révisable,
rappel des règles de l'ordonnancier bizone…
Depuis quelque temps cependant, on ne compte plus les flèches décochées au
dispositif, de-ci, de-là. Les rapports du Haut Conseil pour l'avenir de
l'assurance-maladie (HCAAM) ont pointé à plusieurs reprises les
incohérences et le problème de «soutenabilité du système», tandis
que la Cour des comptes a suggéré en 2006 «des mesures plus
contraignantes» pour contenir les dépenses ALD. Au printemps 2007,
trois experts ont cosigné un article évocateur dans la revue « Droit
social », intitulé «En finir avec les ALD, plafonner les restes à
charge».
Lire l'article >>
Exigence
d’un moratoire pour les hôpitaux de proximité (
extraits : L’Humanité)
L’Humanité indique sur une page que
« reprenant la revendication des comités
de défense [des hôpitaux de proximité], 80 parlementaires demandent à Mme
Bachelot de stopper les fermetures de services
».
Le journal parle de « mesure plus
justifiée que jamais. Alors que, selon un décompte officiel, 78 services
de chirurgie et maternités ont mis la clé sous la porte entre 1997 et
2004, le mouvement s’accélère ».
Le quotidien note ainsi que « des
établissements sont confrontés à des décisions dramatiques, semant à
chaque fois colère et révolte. […]
Accéder à la version intégrale
Venez marcher pour les
maladies rares le 8 décembre prochain. (Extraits :Orphanet )
La Marche
des Maladies Rares, organisée chaque année par l’Alliance Maladies Rares
dans la cadre du Téléthon, partira le 8 décembre prochain de la
plate-forme maladies rares à l’hôpital Broussais à Paris. Le rassemblement
est prévu vers 14 heures pour un parcours de quelques 10 kilomètres. Les
marcheurs passeront par les places d'Alésia et Denfert-Rochereau, les
boulevards Arago, Saint-Marcel et de
l'Hôpital, le Pont d'Austerlitz, le boulevard Diderot, la place de la
Nation, le cours et la porte de Vincennes, jusqu'au château de Vincennes…
Une halte est envisagée à l’hôpital de la
Pitié-Salpétrière (entre 16h30 et 18h30). A l’arrivée de la Marche
une tente chauffée permettra d'accueillir tous les marcheurs qui pourront
se restaurer. Une délégation de marcheurs sera reçue sur le plateau du
Téléthon.
Pour témoigner de l'importance des maladies rares, rejoignez-nous nombreux
!
Pour plus d’informations, consultez le site Internet de
l’Alliance Maladies Rares.
archives semaine du 12 juillet 2007 :
LE SITE DE LA PERSONNE HANDICAPEE : voir > http://www.handroit.com/aes.htm
1° L’allocation
d’Education spécialisée ( AES) :
Elle a pour objet
d'aider les personnes ou les parents qui assurent la charge d'enfants
handicapés sans qu'il soit tenu compte de leurs ressources.
Elle est versée par la caisse d'allocations familiales après décision de
la
Commission départementale d'éducation spéciale (C.D.E.S.)
2° L’Allocation de Présence Parentale (APP) :
L'allocation de présence parentale (APP) est une prestation familiale,
destinée à permettre aux parents d'enfants gravement malades … … de
suspendre ou de réduire leur activité professionnelle pour rester auprès
de leur enfant. Elle est compatible avec l’ A.E.S. de base, mais pas avec
l’ AAH ( allocation pour adulte handicapé).
> suite >
http://www.handroit.com/app.htm#parents
3° l’Allocation pour Adulte Handicapé AAH) :
L’AAH garantit un minimum de ressources (selon un barème) aux personnes
handicapées reconnues comme telles par la
CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie
des Personnes Handicapées - ex COTOREP) et dont les droits à l’invalidité
ne sont pas ouverts.
Condition d’attribution liée au handicap ;
La personne doit être atteinte d’un taux d’incapacité permanente :
- d’au moins 80%,
- ou compris entre 50 et 79%. Dans ce cas, elle doit remplir deux
conditions supplémentaires : être dans l’impossibilité de se procurer un
emploi compte tenu de son handicap et ne pas avoir occupé d’emploi pendant
un an à la date du dépôt de sa demande d’allocation.
> suite > http://new.handitec.com/modele7.asp?iPageID=146
Le site de vos droits : Handitec Handroit > suite> http://new.handitec.com/modele7.asp?iID=1
4° site en liaison avec notre forum :
je l’ai reconstruit afin de valoriser notre forum. Sa structure est en
place. La page d’accueil vous informera progressivement des fonctionalités
opérationnelles. N’hésitez pas à me faire part de vos suggestions, car ce
site est aussi le votre. Vous y accédez normalement depuis l’en tête du
forum intitulée :
Forum
Malades Rendu Osler (maladie génétique rare) Voir le site
du forum
Par ailleurs voici un lien direct : http://reynaud-evian.net
L’animateur de votre forum : Gérard Reynaud.
archives semaine du 20 juillet 2007
1°
L’
Assurance
Maladie publie la lettre-réseau sur la prise en charge des frais de
transport vers les centres de référence :
suite>
2° Actualités
des associations > Les centres de référence :
l’Alliance Maladies Rares mène l’enquête (extraits
news Orphanet
Orphanet, une base de données en ligne
sur les maladies rares et les médicaments orphelins. Copyright, INSERM 1997.
Disponible à l'adresse
http://www.orpha.net Consulté le (07/07 ).
Parce que les associations
de malades attendent beaucoup des centres de référence, et parce qu’elle
s’est engagée à être vigilante quant à l’application du Plan national
maladies rares, l’Alliance
Maladies Rares a souhaité apprécier ce qui se vivait sur le terrain
depuis la labellisation des premiers centres. Les résultats de l’enquête
menée auprès des associations et auprès des coordonnateurs des centres
labellisés en 2004 et 2005 sont à découvrir dans le rapport ci-dessous.
Télécharger le
rapport
3° L’aidant familial : une charte européenne et un guide ministériel
Deux ouvrages publiés en français visent à
aider à la reconnaissance du statut d’aidant familial et à faciliter son
action :
- la charte européenne de l'aidant familial, publié par la
Confédération des Organisations Familiales de l'Union européenne, vise à
sensibiliser les institutions nationales et européennes ainsi que les
employeurs et les syndicats sur les besoins des aidants familiaux ainsi que
sur la reconnaissance juridique du travail d’aide.
- le Guide de l’aidant familial, publié par le ministère du travail,
des relations sociales et de la solidarité, est un outil pratique destiné à
faciliter l’action au quotidien de tous ceux qui consacrent une grande
partie de leur temps à un proche dépendant, âgé ou en situation de handicap.
Télécharger la charte européenne de l’aidant familial
Télecharger le guide de l’aidant familial
4°
Un médecin qui « soigne, mais aide aussi à écrire des lettres
ou faire un budget »
Libération publie un reportage réalisé à Hérouville-Saint-Clair, dans la
banlieue de Caen (Calvados), et se penche sur un généraliste, le Dr Burbot,
qui « soigne, mais aide aussi à écrire des lettres ou faire un budget ».
Le journal note que le praticien « a l’impression que toute la ville l’a
choisi comme médecin traitant », observant que
« sa salle d’attente est toujours remplie ... ( suite > )
5° Simplification administrative :
(extrait : quotidien du médecin )
Un arsenal antipaperasse pour septembre
Protocoles ALD, arrêts de travail, certificats : le chantier
de la simplification administrative, lancé il y a un an, devrait accoucher
de mesures concrètes. ...